DE LA PHILOSOPHIE ET DES POETES GNOMIQUES
Le mot gnomique, consacré chez les historiens de la littérature grecque pour désigner une forme particulière de la philosophie, la forme sentencieuse, ne se trouve en ce sens chez aucun auteur de l’antiquité. La philosophie gnomique est la plus ancienne forme de la philosophie chez les Grecs. De brefs aphorismes, des proverbes pleins de sens, des préceptes sur la conduite de la vie, des conseils (Oraftwsu) sont en effet
1 Publié, avec moins do développements, dans le Dictionnaire des sciences philosophiques.
Pour plus de détails sur ce sujet on pourra consulter Fabricius, Bibliothèque grecque, t. I, p. 704-750, éd.de Harles; les Becueils des poêles gnomiques par Bruttek, Strasbourg, 1781, et par M. Boissonade, Paris, 1813; l’édition spéciale de Théogais, par M. Welcker, Francforl-sur-Ie- Mein, 1836 ; la Dissertation de G. Wagner sur les deux Evenus, Breslau, 1838; les traductions de Lévesque, Paris, 1783, et de Coupé, Paris, 1790; celle de Pillot, Douai, 18U; les Poelœ minores de Gaisford, Oxford, 1814 et Leipzig, 1822; les Poetœ Lyrici de Bergk, Leipzig, 1843 ; les Opuscula G rœcorum sentent iosa et moralia, de M. Orelli, Leipzig, 18I8-1S22, ouvrage dont le second volume renferme aussi un recueil de sentences des Hébreux et des Arabes, traduites en latin, et peut être complété utilement par le Hecueil de sentences qu'avait extraites et traduites des poêles indiens le savant grec Démélrios Galanos (Athènes, 1845, in-8); les Sentences de M. ïérenlius Varron (texte, notes critiques et traduction française), par Ctaappuis, Paris, 1856, in-12; sur Üionysius Catou, l'édiiion et la dissertation de M. J. Travers, Falaise, 1837; sur les Quatrains de Pibrac et de ses deux continuateurs, la Bibliothèque de Goujet. t. XII, p. 263-287 et 466-467 ; l'éditeur anonyme des Distiques de Caton et des Quairains de Pibrac, Paris, 1802.