‹ Mémoires de littérature ancienneChapitre 83 sur 153 · SDR QUELQUES TEXTES INÉDITS DES RHÉTEURS GRECS · texte numérisé non relu

SDR QUELQUES TEXTES INÉDITS DES RHÉTEURS GRECS

Dans les nombreux écrits que les rhéteurs grecs nous ont laissés sur la théorie de leur art, on distingue facilement deux méthodes. L’une s’occupe uniquement à définir et à classer les procédés et les pratiques du métier ; l’autre s’attache surtout aux principes et à la philosophie de l’éloquence, et nous laisse le soin d’en déduire les conséquences utiles pour la pratique. Moins féconde, mais d’un usage plus facile aux esprits médiocres, la première méthode domine presque seule dans les anciens traités de rhétorique. Fermement rabaissée à sa juste valeur d’abord par Platon, puis par Aristote, dont la Rhétorique en trois livres est un chef-d’œuvre d’analyse philosophique *, longtemps éclipsée par les travaux des successeurs d’Aristote, cette vieille méthode reprit peu à peu son empire lors du déclin des lettres grecques ; elle triompha tout à fait de la méthode aristotélique vers le deuxième siècle de l’ère chrétienne, et c’est alors qu’elle produisit, elle aussi, son chef-d’œuvre dans les livres, si oubliés aujourd’hui, longtemps si célèbres, d’Hermogène ».

1 Ces Observations ont été lues à l'Académie des inscriptions dans sa séance du 2 octobre 1857, et publiées dans le Journal général de V Instruction publique du 6 janvier 1858.

* Voir la dissertation de M. E. Havet, intitulée : Etude sur la Rhétorique (T Aristote, Paris, 1817, in-8.

3 Un rhéteur du moyen âge (t. II, p. 125, Wall) rattache directement

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