XV. SÜR QUELQUES textes inédits
Il est triste de voir la théorie de l’éloquence, une fois élevée, si haut, s’amoindrir de nouveau dans les subtilités d’une stérile scholastique. Il est triste de voir tant de maîtres et d’élèves s’attacher uniquement, durant tout le moyen âge, aux préceptes d’Herraogène, interpréter, commenter, développer, avec un respect qui touche à la superstition, chaque page de cette doctrine qui n’a jamais rien pu pour l’éducation d’un orateur sérieux. Combien de volumes où nous trouvons à peine quelques pages à recueillir, où nous relevons tout au plus quelques conseils utiles pour mieux comprendre certains procédés du style chez les prosateurs attiques I Et pourtant ces cahiers même de la rhétorique byzantine gardent pour nous quelque intérêt au point de vue de l’histoire. Des générations studieuses se sont usées à manier et remanier ces recettes d’un art qui, chaque jour, tenait moins de place dans la vie politique et dans la vie civile. Mais au travail infructueux de l’exégèse elles ont du moins entretenu leur activité intellectuelle. Parmi tant de désordres et d’agitations violentes, dans l’abaissement général de l’esprit humain, c’était quelque chose d’eptretenir, même par le plus puéril usage, les faculté? qui font, en des temps plus heureux, le savant et le penseur. Ainsi, le flambeau de la sçjençe ne s'éteignait pas ; quoique transmis par des mains débiles, il perpétuait jusqu’à nous la lumthre qui devait se ranimer au souffle puissant de l’esprit moderne.
On a besoin de s’encourager par de telles réflexions, quand on vient réclamer l’attention d’un corps savant pour de modestes découvertes, comme celles dont l’Académie va me permettre de l’entretenir.
Hermogéne à T’sias, sans même rappeler Aristote, que pourtant il » cité quelques lignes plus haut comme l'organisateur de la pbiloaopbi* après Empédoole et Platon. (Voir la dissertation de M. D. Kebiué de Hermogene, a/que, in universum, de scriplarum a Technicis, apud Grœ- « os, Artiumulililate velmvtiliUUe. Parisiis, IMS, in-S.)