‹ Mémoires de littérature ancienneChapitre 87 sur 153 · DES RHÉTEURS GRECS · texte numérisé non relu

DES RHÉTEURS GRECS

mentés par les professeurs devant leurs élèves : c’était comme le texte officiel de l’enseignement. Tandis que le grammairien Priscien de Césarée traduisait en latin les Progymnasmata d’Hermogène, sous le titre de Prœexercitamenta , les commentateurs grecs s’emparaient du texte d’Aphthonius, devenu classique parmi eux; ils le développaient et le discutaient jusque dans le moindre détail. Depuis les Aides jusqu’à nos jours, on a publié un certain nombre de ces livres d’école, qui ont, quelque temps, servi aux exercices’ de nos rhétoriciens ' : ils forment, à eux seuls, deux volumes de la collection des Rhetores grœci de M. Walz. Plusieurs autres restent encore manuscrits, et c’est justice peut-être. Cependant, parmi les pièces de ce genre qui sont demeurées manuscrites , s’il en est quelqu’une qui remonte au temps d’Aphthonius ou d’Hermogène , il semble qu’elle mériterait d’être imprimée comme document ancien et comme témoignage instructif de l’état des études et du langage à l’époque où elle fut rédigée.

Tel est précisément ou tel parait être le caractère de quatre morceaux anonymes et inédits que M. E. Cougny a découverts, dans un manuscrit grec de la bibliothèque de Bourges, et dont il m’a obligeamment envoyé une bonne copie, accompagnée d’observations intéressantes.

Le premier est ce que, dans le style des rhéteurs grecs, on appelait une Chrie (x?««). « On demandait à Alexandre de Macédoine où étaient les trésors avec lesquels il menait à bien ses affaires, il répondit en montrant ses amis. » L’auteur développe cette réponse d’Alexandre ; il cite, dans le cours de son développement, trois vers d’Euripide ( Oreste , v. 1146- 1148) et deux vers de Théognis (v. 77-78). Les npoymva<i|i»T<,>v

1 Un chapitre de tJStat présent des études publiques, ajouté au livre de Cl. Fleury, du Choix et de la méthode des études, dans l'édition de 178i, mentionne « l es Chries et les autres exercices d’apbtome [sic, lisez : d’Aphtbonius). »

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