II
Fabius Maximus, aini d'Ovide, à qui il avait envoyé une collection de ses discours [De Ponto, III, 5).
Varius Géminus, auteur d’un plaidoyer, cité par Sénèque le père ( Controv ., p. 456. Bip.), e.t qui avait été prononcé devant César, a/md Cæsarem. Cela rappelle un passage où Quintilien mentionne, sans nom d'auteur, plusieurs plaidoyers du môme genre, malheureusement perdus (Inst. orat.,\, 13: « Actiones npud Cæsarem et triumvirat pro diversarum p&rtium hominibus »).
Q. Calpénus, sénateur et ancien avocat, qui se déshonora, sous la dictature de César, en combattant dans le Forum devant le peuple romain (Suétone, Cæs., 39).
L. Plancus, frère de T. Muuatius Plancus, le fameux tribun. Asconius le désigne, en l’opposant presque à son frère, par le titre d 'orateur (In Milan., j. 33 ; ed. Orelli).
Salvius Libéralis, rappelé par Suétone (Vespas., c. xm).
Atilius Régulus, si tristement célèbre par les témoignages de Pline le Jeune.
Fabius Sévérus, longuement loué comme orateur et comme bon citoyen dans un décret des Tergestins, ses compatriotes, qui est parvenu jusqu’à nous (Orelli, Inscr. latin., n° 4040, et surtout Carli, Anlichità d'ilalia, t. II, p. 68). L’inscription est du deuxième siècle de notre ère. Sans descendre jusqu’à l'époque où le titre d 'orateur devint presque synonyme de celui de lettré, on pourrait citer, d’après les inscriptions, plusieurs noms encore*. Nous terminerons par celui de l’empe-
i II, 9, g 5, de Censoria nota.
1 Voir Griller, p. 3», il et vi ;«8, ni; 485, vi; 489, ni; Boecith, Coipus inscr. gr., u“ 1508, 2195, 2797.
reur Valérien qui, mérite d’autant plus d'être mentionné qu’on y peut rattacher quelques fragments au hentiques d’après les biographes de Y Histoire Auguste (Trig. Tyr II, Aurel., 13, 14). Au reste, M. Meyer n’a pas encore recueilli tout ce qu’il est possible de trouver detextes originaux dans ces biographes modestes, moins curieux do la forme que de la vérité, et qui, d'ordinaire, copient servilement les lettres, les discours, les actes du sénat ou du peuple, qu’ils avaient sous les yeux.
Quant aux prétendus discours des empereurs que citent souvent les rédacteurs du Digeste, nous comprenons bien que M. Meyer rononce è les admettre. Ce sont plutôt des édits, des préambules de lois. Il y a toutefois un de ces morceaux dont l’analyse nous est donnée en quelques lignes par Fronlin de Limitilws ogr., p. 41, édit. Goes) et qui méritait, ce nous semble, de faire exception C’est le discours d’Auguste rie Statu municipiorurn, évidemment analogue è celui d’Hadrien sur un sujet semblable (Meyer, p. 608), et sans doute l’un de ceux que, longtemps après la mort d’Auguste, on récitait officiellement dans le sénat, selon le témoignage de Dion Cassius (ex, 10; lxi, 3).
A plus forte raison, nous réclamerons une plaae pour quelques lignes de Vespasien (ex oratione ejus), qui se retrouvent dans uno bello inscription de Tibur en l’honneur d'un très-important personnage de cette époque?, T. Plautius Silvanus (ôrelli, Inser. !at., n" 750). C’est trop peu sans doute pour réfuter le jugement dédaigneux que porte Fronton sur le talent oratoire de Vespasien. Mais Fronton est peut être , injuste envers les Césars précédents, par prédilection pour son cher élèvo Marc-Aurèle le philosophe, dont il voudrait faire un parfait modèle de l'éloquence sur le trône1.
Une inscription latine do l’Algérie vient de nous rendre un
1 P. ISî, ed. Rom. « Imperatores deinceps (a Tiherio) ait Vespasianum ejusmodi omîtes ut non minus verboruin ptideret qiiam pigere inoruin et miser Tel facinorum. » Cf., p. 23 i.
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