‹ Mémoires de Louis-Auguste Le PelletierChapitre 2 sur 49 · Mémoires, chap. iv · texte numérisé non relu

Mémoires, chap. iv

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aj^ilalioii cxlraonliiiairc. ('n n'est pas le passa^'-o le moins intéressant des Mémoires que c<'lui on Im INîllctier Iraco un lalilcau (le l'école de la Fére à son ouverture. A côté d'hommes jeunes comme lui et ses deux frères on voyait, sur les bancs, des officiers qui avaient déjà fait la guerre et étaient chevaliers de Saint-Louis; quelques-uns portaient déjà des lunettes et leur mémoire était déjà sans doute (juehiuc peu rebelle. Tous se mettaient à l'étude avec plus d'ardeur et de docilité que les écoliers des collèges. « Les [)ortes ', les contrevents, les assiettes d'étain des auberges étoient jonchez de figures de mathématiques, car si tost (ju'un officier avoit saisi la proposition qui avoit quelquefois esté superficiellement démontrée le matin à la salle, si tost les camarades couroient comme au feu autour de luy », et il la démontrait où il se trouvait, avec de la craie ou avec la pointe d'un couteau.

L'ordonnance du 8 décembre 1735 acheva d'unifier et de militariser l'Artillerie. Elle porte suppression de la charge de Grand Maître, dont le dernier titulaire fut le comte d'Eu, fils du duc du Maine. Les dénominations de commissaires provinciaux, ordinaires et extraordinaires disparurent en même temps ; il n'y eut plus que des colonels, lieutenantscolonels, capitaines et lieutenants.

Cette ordonnance est vivement critiquée par Le Pelletier, qui ne pouvait voir sans chagrin disparaître l'ancien corps auquel le rattachaient de si respectables traditions. Il estime qu'elle a dépassé le but, chaque officier pouvant ^ désormais être indifféremment employé, sans tenir compte

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