‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 100 sur 302 · it4d., p. 43S · texte numérisé non relu

it4d., p. 43S

2. Après Im articles sur la siège de Lilla , en Ut : <Rèfle&lon sur la forme de vivre de S. M. à Tarmée (elle qu*un général d'armée doit faire, parlant à tocH», recevant les avis de tout. »

3. Œuvres de Louit XIV, édit. 1S06, t. Il, p. 486. A laderftièra pa§e, on lit encore : « Voilà les véritables raisons qui m'ont fait pousser à votre tète. » Le Roi semble s'adresser à des gens de guerre.

CLX DE LA COMPOSmON DES MÉMOIRES.

< Je puis dire qu*eii cette occasion (le siège de Lille) j*ai déterminé M. de TQrenne à me suivre et à ne rien craindre pour ma gloire ^ »

L'abbé Souchai, l'éditeur des œuvres diverses de Pellisson , est le seul qui allègue que la conversation du Roi devant Lille, ayant été trouvée dans ses papiers, doit figurer parmi ses œuvres. Faute d'autre information, il faut bien le croire. La tournure de la première phrase : « Je serai bien aise de vous rendre compte d'un entretien où j'eus l'honneur d'être en tiers devant Lille... » donne au morceau la physionomie d'une lettre. Ces pages auraientelles été écrites à mademoiselle de Scudéry, à qui Pellisson adressa quantité de Lettres historiques de 1670 à 1688?

J'ai eu un instant l'idée de dépouiller Pellisson de cette belle pièce de littérature, et de l'attribuer, sans aucune preuve, par une simple conjecture, à l'un des rédacteurs anonymes des Mémoires de Louis XIV. La réflexion mentionnée au Journal du Roi sur sa disposition libérale à parler à tous, ne pouvait-elle pas avoir pris naissance dans quelque conversation à laquelle le rédacteur aurait assisté, surtout si le rédacteur anonyme est un des secrétaires du Roi, accompagnant Sa Majesté à l'armée? Nous avons été arrêté par plus d'une objection : d'abord par cette forme épistolaire des débuts qui ne peut nullement convenir à la rédaction des Mémoires, puis par le ton de discours ou de harangue sans application précise au Dauphin. Il est nommé , mais de la même manière que Turenne; le Roi parle de lui, il ne lui adresse pas, comme dans les Mémoires, une leçon directe,

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