On lit : « abei
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trient saisis. Mais les ennemis y mettant le feo les en d^asséreQt. Ils se saisissent d*uDe seconde dans laquelle ils se défendent encore jusqu'à ee que le feu qu'on y met les en cbasse. Mais, au lieu de se rendre aux rano^ mis qui les tenaient assiégé^ , ils se résolvent de se faire jour au milieu d'eux pour gagner Téglise , dont ils se saisissent avec tant de résolution que les ennemis, désespérés de les y pouvoir forcer , leur abandonnent la pbiQe avant que Golbert qui eut avis de leur danger fût arrivé pour les en retirer *.
Le lundi & avril, Sa Majesté étant à Versailles me donna une partie du mois de mars en une feuille con* tenant quelques petits articles qu'elle m'expliqua ainsi.
Le pape me pressant, en exécution de ses bulles, de faire faire le procès aux quatre évoques qui avaient refusé de signer le formulaire ^, j'estimai que la chose était délicate, s'agissant de servir la religion sans blesser les privilèges de l'État, Cest pourquoi ne voulant rien résoudre à la légère, je voulus prendre avis de tous les corps qui semblaient dev(ûr être les plus capables de
1. Cet épisode militaire de peu d'importance ne figure pas dans les Mémoires qui , f eloatatrunent , «■ omettent quelques-uns. — Dans les Lettres de Louis XIV à Pradelle, il est question d'uif sieur Colhert. I*' Janvier 16G6: « Il eût été bon que vous m'eussiez mandé le détail du parti que le sieur Colbert avait mené versDotechen.» [OEuvr. de Louis Xif, X. V, p« 3M).) C'est Colbert-Mauievrier , capitaine-iieutenani de la seconde compagnie des mousquetaires, que nous avons nommé plus haut (V. p. 15, note t). On se rend compte ainsi de i'épitiode des 1 2 mousquetaires.
2. C'est le 29 avril 1665 <^ue le Hoi étaii allé au Parlement faire enregistrer un édtl pour l'eiéculion de la bulle qui eondanne de nouveau les cinq propositions de Jansénius et qui ordonne la signature du formulaire.
Dfi MARS 1666. Si
juger de eette matière. Par l'estreaiiie de mon chamelier, je pris les sentiments des plus habiles eonseiliers d'État Je m'adressai au premier président et aux gens du Roi pour voir quelles lumières me pourrait fournir le parlement de Paris; et je pris même seorèlement Ti^yis de quelques évèques des plus habiles.
L'envoyé de Tévèque de Munster, dopt on m'avait parlé le mois précédent, est enfin venu me proposer que si je voulais foire conclure la paix en sorte ^le Breda lui demeurât, il me servirait lui et toutes ses troupes partout où il me plairait. Hab je lui ai dit que n'ayant point de gueire de mon chef avec son maître, ce n'était point avec moi qu'il devait traiter la paix , lui témoignant seulement que s'U la voulait négocier avec les États de Hollande, je contribuerais avec plaisir tous mes soins pour la porter à sa oonoluiion« De quoi je donnai incontinent avis aux États, qui m'en remercièrent. Et la négociation s'est effectivement nouée à Munster où j'ai envoyé Colbert de ma part ^.
L'éleeteur de Brandebourg avait fait sentir au même Colbert qu'il eût été bien aise de s'unir avec moi pour attaquer les Pays-Bas , disant que si j'avais des droits sur le Brabant il en avait sur le duché de Goeldres.
La Reine d'Espagne m'a fait demander passe-port pour l'Impératrice ^ en cas qu'elle eût besoin d'entrer dans mes ports pour passer en Allemagne. Ce que j'ai
1. La paix te ftt à Glèfes \e 18 arriU L'érèqne rendit lefl piacefl qu'il avait prises dans l'Over-Yssel, et renonça à set prétentions sur Borkelo. — n s'agit de Golbert-Groissy , maître des requêtes , frère du surintendant, nenné en Janvier ambattadeur extraordinaire auprès de l^eeteur de Brandelwurg.
2. La voave de Philippe IV, priocettt d'Autricha » et ton eonfeatenr,
accordé, donnant ordre, partout où elle pourrait aborder, qu'on la traitàtavec même honneur que moi-même.
La Reine d'Angleterre ayant envie de moyenner la paix entre la France et TAngleterre, j'avais fait glisser une proposition qu'elle avait approuvée , qui était que le traité se fit dans sa maison : laquelle semblait un lieu neutre, quoiqu'elle fût en France. Mais le Roi de la Grande-Bretagne a cru que moi étant Tagresseur, il n'y avait pas d'apparence qu'il envoyât ici traiter la paix '.
J'ai eu nouvelle que Pomponne avait trouvé la Reine et le sénat de Suède en résolution de ne point se séparer de mes intérêts, mais qu'ils ne voulaient point entendre à ce qui regardait la Pologne.
J*ai eu nouvelle que le traité de Portugal avec l'Espagne avait été rompu, et je crois que l'arrivée de Saint-Romain aura produit cet effet.
Je continue mes préparatifs pour la guerre à toutes fins selon le succès des traités commencés.
Etant arrivé un grand scandale en la personne d'un aumônier de d'Estrades, disant la messe en Hollande,les États l'ont fait réparer, étant donné ordre qu'il n'arrive jamais rien de semblable.
Allemand aussl^le P.Nitbard, avaient voulu conclore, aussitôt après la mort du Roi d'Espagne, le mariage de Tinfante Marguerite avec l'empereur Léopold. Elle quitta l'Espagne au mois d'août 1666. Cette princesse avait quatorze ans et demi. De petite taille , de construction grêle , elle était pourtant moins chétive que son Jeune frère , le roi Charles II, qui lui a survécu vingt-sept ans.
1. Le 4 avrii, de Lionne écrivait k l'archevêque d'Embrun, ambassadeur de France en Espagne : « Le Roi d'Angleterre refuse de traiter à Ghaillot, non qu'il ne souhaite intérieurement la paix, mais paroequ'ila ses peuples à ménager et qu'il veut encore en tirer de l'argent , sur le prétexte de la déclaration de guerre. • ^Mignet, Pfégoc, reltu. à la suce, d'Esp., 1. 1, p. 481.)