‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 245 sur 302 · A : « empoisonné par ceux de la faction contraire · texte numérisé non relu

A : « empoisonné par ceux de la faction contraire

4. Ce mot à effet estd^à dans une phrase du texte A, t. III, V 72. En parlant delapaix, ou avait mis: « que mes armes leur avaient fait désirer ; » on a ajouté en interligne : « que la terreur continuelle de mes armes >

5. A : « à mes frais. » La note 1 explique le sens de cette loeution dans la bouche du Roi. — Plaçons ici un autre ftiit , concernant TAIHque, donné par le texte A (26* cahier, t. lU, f 30) : « Je renvoyai Truber pour traiter avec ceux de Tripoli et avec le roi de Tafllet, lequel ayant, depuis peu, battu Gayland, nouvel allié des Anglais de Tanger, me semblait ensuite fort capable de s'unir avec moi pour leur fairelaçuerreen Afrique. • C'est ce qu'on lit au Journal (V. p. 64).

MÉNAGBMKNT ENVRRS L'AOTRICHE. 16t

J'étais ' , dès lors^ si considéré sur la mer Méditerranée que les Espagnols, ayant à faire passer l'impératrice en Italie, n^osèrent Tentreprendre sans me demander un passe-port que je leur accordai incontinent avec toute Thonnèteté dont je pus l'accompagner ^. Car je donnai ordre en même temps sur toutes mes côtes qu'en cas que rimpératrice fût obligée d'y aborder, on la traitât avec les mêmes respects que Ton m'eût pu rendre à moi même. Ces ordres furent pourtant sans effet à l'égard de l'impératrice, qui ayant eu le temps favorable, arriva sans danger en Italie ^. [ Mais ils furent fort utiles à sept galères espagnoles, qui, ayant un jour * rencontré Tivonne commandajat les miennes, refusèrent de baisser l'étendard au commandement qu'il leur en fit ^. Car

1. Nous sommes ici au f* 224 de notre texte C (V. ]a note 2 de la p. 1&3 , au sujet de Tordre dans lequel ont été finalement disposés les faiU).

2. Ce fait est au 8* cahier du texte A, t. H , f 25C-257 ; du texte B, t. II, f 76 (V. le Journal, p. 31 ). il semble que la concession toute simple faite par Louis XIV doive lui compter comme un témoignage de fertu (Voir le Supplément aux Mémoires de 1666, n** 5, p. 20). L'éditeur de 1806 (t. II, p. 73 note] a raison de dire • qu'en lui confiant, en temps de paix, leur iofante, les Espagnols prouvaient seulement qu'ils ne croyaient pas Louis XIV capable d'une atroce et inutile déloyauté. »

8. A, à la fin du 27* cahier, t. III, r* 40, où est cette phrase, on lit: « à Final. » (V. le Journal, p. 68.)

4. A, 18" cahier, t. Il, ^ 320, où est exposé le fait» on Ut d'abord: « dans la fin de mai ; • ces mots sont effacés ; ils n'ont pas été conservés au texte 6 (18*^ cahier, t. Il, f> 160). — » A, on lisait aussi d'abord : « cinq vaisseaux du roi d'Espagne; » le chiffre « sept • y a été substitué. Ceci est dans les deux textes: « sept vaisseaux, dont il n'y en avait que deux qui fussent armés. » C'est l'expression du Journal (V. p. 40).

5. A, ceci est ajouté en interligne : « par la bizarrerie de leur commandant. » — Les textes A et B ont un développement pompeux sur la belle conduitedeVivonne à l'égard de ces galères « qui s'opiniàtrèrent à se laisser prendre plutôt que d'obéir à ce qu'on leur ordonnait. Vivonne crut

162 iNËiidute& poim 1666.

Vivonne) qui était le plus fort et en nombre et en équipage, les ppU;yaat prendre si^ns eomb^t, les renvoya^ seulement parce qu'elles étaient chargées des bardes de I'impéra4rice4

Parmi les réjouissances qui se firent à Vienne à Toc^ ca^on de ces noces S Ton trouva mauvais que le chancelier de Gremonville, mon résident, n*eùt pas quitté le deuil qu'il portait; pour la mort de la Rei^e ma m^ère. Mais, dès lors que j'en eus ayiSy quoique ce mariage ne fût pas une fête fort agréable pour moi, je donnai ordre iGremonville de quitter son deuil, et lui envoyai même quelque argent pour augmente];! en cçtte occasion^ sa dépense ordinaire.

Cependant je négociais en cette cour une affaire importante pour le duc d'Anguien ^.* Car quoique la reine de Pologne lui eût cédé, par contrat de mariage, les duchés d'Oppelen et de Ratibor et qu'on ne lui pût pas contester ces seigneuries parce qu'elles avaient été constamfioent engagées par l'empereur Ferdinand à Sigismond

qae ce serait ane ylctoire hontease pour lui de triompher de deux galères «tec douze qu'ii cooimandait : si bien (pie, pardonnant à la lémérilé des Espagnole en considérallon de leur faiblesse, il les voulut bien laisser passer, eu leur dlsaûtque, lorsqu'ils seraient en plus grand nombre, il les ferait mieux obéir, et en leur ordonnant seulement, pour maïquê de la supériorité qu'il avait sur eux, de passer au-dessous du vent, et d*aller à an port certain qu'il leur marqua, à quoi ils obéirent. > Celle an : « ... et d*aller... » est uneaddilion en interligne, au texte A. On lit ensuite : « II est. vrai qu'il y avait encore une autre raison qui le pouvait empêcher de traiter ces gaièfres avec la dernière rfgueur. » Vient alors une autre phrase ampoulée, sur la faveur faite à la nouvelle impératrice de ne pas prendre ses hardeS dont étalent chargées les galères.

1. Ce fait est au 19* cahier des textes A et B ^V. le Journal, p. 48),

2. Dans les textes A et B, le fait suivant fuit partie du 19* cahier ; le

VENALITE §*eN ACÉHr M L^EftPEREUR. t63

Camiir \ Fempere»r n'avmt touIu, jusqu'ici, ni hii en dooiKr FmTesiîliire ni lui rembourser les sommes pour ksquelles elles avaient été engagées.

Car dès lors ^ que l'affaire se traita sous mon nom, elle lut heureusement terminée, et pour ces deux terres qui sie produisaient au due d'Anguien que trente-cinq mille lîvies de rerenu, l'empereur lui ût payer en France aeitt cent mille livres, sans compter cent mille écus qui furent laissés i son surintendant^ pour nous avoir si favorablement trailés et si mal servi son maître : en sorte qu'il en coûta près de deux millions de livres à ce prince»

Entre les ministres corrompus ^, il s'en trouve fort peu d'assez bajrdis pour mettre ouvertement la main dans la bourse de leur maître, et pour s'approprier directe^ ment le bien dont il leur a donné la direction, parce que ce serait un crime dont ils seraient trop fiftcikmeni

texte A, qui 8*étal6 dâyantage, empiète sur le 30* (V. le Journal, p. 40 et p. 47).

1. A et B. « par l'empereur Ferdinand second à Sigismond Casimir pour le remboursement des deniers avancés pour son service dans la guerre eentre las Suédois. »

2. A élit. « Je pensai que Je ne devais pas refuser en cela mes assise tances à un prince de ma maison ; et m*étant employé pour lut avec toute la vigueur qui fut nécessaire... »

3. Le texte B, t. 11, 1* IT&r*, porte seulement : « àson... » Le titre de ce serviteur inûdèle, que le texte appelle un surintendant, n'est pas désigné dans les textes A et B. Le Journal (V. p. 47) l'appelle le cluincolier de l'empereur.

4. Les réflexions annoncées par le Journal, p. 47, sont au 20* cahier du texte A, t. U, T 339-346; au ]»■ du texte B. L U, f* 176*177. — Le texte A dé))ute ainsi : « En quoi vous voyex, mon fils, combien c'est un grand bonheur pour las princes d'avoir de fiëèka senriteors. » A la marge

164 HÉHOUES POUR 1666.

coDTaîncus ^ Maïs U manière de voler qu^ib troorenila plus commode et qu'ils croient la plus assurée contre la recherche des temps i venir, c'est de prendre, sous le nom d autrui ^, ce dont ils ont dessein de profiter euxmêmes. Les adresses qu'ils pratiquent en cela sont de tant d'espèces différentes que je n*entreprendrai pas de les expliquer par le menu. Mais je vous dirai seulement qu'elles ont toutes cela de commun qu'elles augmentent toujours le vol qu'elles ont entrepris de cacher.

Car enfin il est sans doute que le particulier de qui le ministre se veut servir pour prendre ces sortes de profits ' n'entrerait point dans ce commerce i moins d'y trouver quelque avantage de sa part, et il faut (sous quelque forme que ce puisse être) que le prince, aux dépens de qui se fait le traité, porte en même temps sur ses coffres et le profit injuste que son ministre veut tirer et le gain qu'il fait faire encore à celui qui lui fournit le prétexte de ce vol *.

Mais il est certain de plus que ^ de toutes ces conventions frauduleuses il n'y en a point qui porte tant de préjudice au prince qui les souffre que celles qui se trai-

ent cette addition : « ... et quel dommage peuvent apporter à lenn a dire* ceux qui Bont trop avides ou trop intéretaés. » Le texte B continue autrement la phrase : « .... ou plutôt combien il leur est important de les faire choisir dééintéressés et fi Jèles. » Sur ce texte B, la phrase entière est barrée.

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