‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 246 sur 302 · A et B. « larein · texte numérisé non relu

A et B. « larein

5. A et B, on lit: « que des diverses espèces de personnes avec qui les serviteurs des princes font de pareilles conventions, il n'y en a point qui porte tant de piTJudice au prince que les étrangères. »

RÉFLEXION : SUR LES SERVITBimS INFIDÈLES. 165

lent avec des étrangers, non-seulement parce que la perte qu'H y fait sort absolument de son État, mais parce qu'eUe ruine encore sa réputation chez ses voisins, qui, par de semblables épreuves, ne connaissent que trop clairement le peu de soin ou le peu d'intelligence qu'il a de ses affaires.

Et cette seule considération ^ devrait , à mon avis, donner plus de retenue avx infidèles serviteurs qui font de semblables marchés. Mais du moins devrait-elle apprendre aux maîtres à ne pas se contenter d'examiner les hommes avant que de les mettre dans l'emploi, parce que la plupart se déguisent aisément pour un temps dans la passion de parvenir i Tautorité qu'ils se proposent; mais à les observer encore plus soigneuse* ment lorsqu'ils sont actuellement dans le maniement des affaires, parce qu'alors étant en possession de ce qu'ils désirent, ils suivent souvent, avec plus de liberté, leurs mauvaises inclinations dont Teffet retombe toujours ou sur les affaires ou sur la réputation de leurs princes.

Car enûn cette observation continuelle fera que le

I. A, ^ 841 : « ...me semble de telle importance qu'elle devraft assurément toueher ceux qui font de semblables marchés, si ces infidèles servllears pouvaient encore avoir dans l'âme le moindre sentiment de reconnaissance ou de générosité. » Cette phrase est conservée au te\te B, V 177. — La suitedu développement de notre texte G manque entièrement dans le texte A, où sont exposées d'autres idées, que nous renvoyons au Supplément des Mémoires de 1 666, n« 9. Elleflgure au texle B, mais y est visiblement une addition à la fin du 19* eahler : ces dernières phrases ne M>nt pas de la main qui a écrit tout le cahier ; c'est l'écriture, aux caractères rapides et courts, qui fait ordinairement les corrections et additions. Il semble que la place de ces phrases finales ait été réservée, puisque le mot: « Mais...» qui annonee une suite* a été mis tout seul, isolé, à la ligne. On a rempli ensuite: « Mais du moins doit-elle.... • Faute d'espace, on a complété le développement, à la marge, verticalement.

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prince, reconnaissant au vrai le faîMe ' dé Umis tem. i|cri le servent, pourra, selon la diversité des sujets, ou tes en corriger par ses bons avis ^, ou les éloigner quand ils seront incorrigibles ou ménne (s'ils ont d'ailleurs des qualités qui méritent qu'on les supporte) se garantir du préjudice que leurs défauts pourraient apporter A ses affaires, en s'appliquant a distinguer, dans ce quils font ou dans ce qu'ils proposent, ce qui (>eut être du bien de son service, d'avec ce qui est da leur mauvaise inclination '.

Je mêlais continuellement les soins du dedans a ceux du dehors. Comme j'apprenais d'Angleterre et d'Allé* magne que la p<este y continuait, je m'appliquai à rechercher toutes les précautions possibles pour empèeber qu'elle ne se communiquât dans mes Etats, et,^ pour faira pratiquer plus exactement mes ordres, j'envoyai des commissairesexprèssur les frontières les plus suspectes^.

f. 6: « le fond.»

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