‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissements (volume 2)Chapitre 248 sur 302 · A. « de deux sots par Jour · texte numérisé non relu

A. « de deux sots par Jour

4. A, l'idée est rendue ainsi : « auraient pris facilement la résolution de déserter et d'aller Infecter les places Toi9ines. »

5. A» « que j'avais envoyées en Allemagne pour le service des Ho1> landais. » (V. le Journal, p. 47.)

6. Le retour de Pradelle intéresse Louis XIV à un autre ilirp. On Tit, dans le texte A , à la suite , un antre alinéa t « Le même Pradelle étant arrivé à ma cour, }e lui donnai une audience particulière, pour apprendre de lui plus exactement les ebosee qui s'étaient passées durant

Je ne laissais naître ^ aucune querelle entre es gens de considération que je n*accommodasse aussitôt ^; et j'avançais, autant que je pouvais, le règlement générai

son Toyage, Totilanl saTOir an vrai de quelle roanière mes troapes avaient ▼éea, comment chacun dea officiera s'était coinporté, quel traitement leur avaient fait nos alliés, en quel état étaient les gens et les places des pays qu'il avait vus, quels défauts ou quels bons usages il y avait remarquai, et enfin toutçs les choses dont je croyais pouvoir tirer quelque profit, soit pour l'avautage de mes affaires ou pour la discipline de mes troupes. » Le Journal du Roi signale, le dernier du mois de Juin, cette audience, qui pouvait très-bien dire omise Ici dans le texte G, où on ne traite que de rhistoire intérieure (Y. p. 53).

1 . Cest ici que Ton peut placer des faits d'histoire intérieui*e, dont il est question après la peste, et dans le fragment isolé déJA cité (à la note 4, p. 166) du texte X (10* cahier, t. lU, T 308), et dans le 7* cahier du texte A (t. Hl, r 80) et du texte B (t. II, (^ 61). 11 s'agitd'abord des grands Jours d'Auvergne (V. le Journal, p. 17 et p. 33) : « J'aurais dû vous marquer aussi dans le mois de janvier que les grands Jours étant expirés avant qu'ils eussent pu terminer une bonne partie des affaires dont ils avaient été chargés. J'en ordonnai la continuation pour un mois, après lequel Je donnai aux commissaires la liberté de revenir, et leur témoigiiai que J'étais satisftiit de leurs services. Il se trouva pourtant un peu de difficulté sur quelquesuns des articles du règlement qu'ils avaient fait. Mais ne voulant pas le casser ouvertement, soit pour ne pas ôter le crédit au reste qui était bon, soit de peur de mortifier des gens dont la bonne intention m*était connue. Je pris l'expédient de faire de ma propre autorité un règlement nouveau, dans lequel Je compris les choses que J'approuvai et laissai les autres sans en parler. > — L'autre affaire est plus particulière; c'est pour cela sans doute qu'au texte B (t. 11. f<* 62) la phrase qui l'expose est barrée : « Peu de temps après, m'ayant été rapporté qu'il se formait un grand nombre d'instances en diverses cours pour raison de la banqueroute des consignations , dont il arrivait qu'une bonne partie du fonds qui eût pu rester aux créanciers se consumait en frais inutiles, Je renvoyai tout ce qui concernait cette matière en la seule graod'cbauibre du parlement de Paris. > (V. le Journal, p. 33, où cet article sur la banqueroute du receveur des consignations précède rartiole sur les grands Jours d'Auvergne.)

2, A, 26* cahier, t. III, (^ 1 1 : « que Je ne tâchasse d'apaiser sur l'heure, ou par raison, ou par autorité. > Cette très-courte indication d'une idée importante est suivie, au texte A, de réflexions générales sur le danger

DIFFÉRENDS DBS NOBLES. JUSTICE RÉFORUtB. 169

que j*avais résolu de faire pour rabréviation et le retranchement des procès, résolu de donner bientôt aux vœux du public une bonne partie de ce travail ^

[ Sur Tavis ^ que j*eus qu'en plusieurs provinces le peuple était tourmenté par certaines gens qui abusaient du nom des gouverneurs pour faire desexactions injustes, j'établis de toutes parts des hommes exprès pour être

ponr le prinee de laiiter natlre des différends, des factions parmi les grands; on les lira au Supplément aux Hémoires de 1066, n* 10. Le germe de Tidée est au Journal, p. 52.

1. La même idée est rendue autrement dans les textes X, A et B. Pour le texte X, qui semble procéder immédiatement dn Journal (V. p. 34)« c'est le fragment du 10* cahier, déjà utilisé p. 166 et p. 168 (t. 111, f^ 309). « Je continuais de travailler, à certains jours réglés, au rétablissement général des ordonnances qui regardaient la Justice et à la réformation des alHis qui s*y étaient introduits, ayant résolu que dès lors que J'aurais mis ensemble un nombre d'articles sufllsants, je les enverrais vérifier dans les compagnies, pour donner en cela an public des marques cer^ taines dn soin assidu que J'avais de rechercher son soulagement. » Là s'arrête le texte X ; c'est la fin du ^ 209 v*. Le texte A (Vcahier, t. III, I* 181) continue ; « ... et lui faire voir que le tumulte des armes et les préparatifs que je faisais contre les étrangers n'étalent pas capables de me détourner de l'attention que J'avais à remettre dans mon Ëtat l'ordre et la discipline publique. » Cette suite est gardée au texte B (7* cahier, t. II, P 63) avec une correction qui remplace les derniers mots par ceux-ci ; •... la pureté des lois et la discipline générale. » On lit ensuite queh|oes phrases sur l'emploi de la Journée du Roi, que nous avons citées dans l'Étude sur la composition des Mémoires.

2. Cet alinéa, donné id en marge, répond, dans sa forme vague, à une phrase du texte A, qui est comme perdue entre one page sur le Canada et une autre sur la ligue négociée avec les princes d'Allemagne (32* cahier, t. III, f* 86). Le texte A n'est pas plus clair que le texte C. An lieu de : « certaines gens, » ce sont : « quelques officiers subalternei. » Au lieu de : « J'établis de toutes parts..., > on lit : « j'établis dans chaqne détroit des surveillants habiles et fidèles... > S'agit-il des détroits on passages des marais salants? V. le Journal , p. 80, dont se rapproche le texte A.

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plos eûreroent iitCcnrmé ie ces coticussiotis, afin de tes paatr ensuite comme elles méritaient.]

Je fis même alors, danâ ma maison, un changement oà toute la noblesse du royaume avait intérêt. Ce ^t à regard de ma grande écurie dans laquelle j*augmentai de plus de moitié lenombredes pages, et pris soin <{uMls fussent et mieux choisis et mieux instruits qu'ils n'avaient été jusque-là ^

Car je savais ' que ce qui avait empêché les gens de qualité de prétendre à ces sortes de places était, ou la facilité qu on avait eue dV recevoir par recommandation* toutes5ortes de personnes*, ou le peu d'occasions qu avaient ordinairement ceux qui s*y trouvaient d'approcher de ma personne, ou la négligence qu'on avait insensiblement apportée à les perfectionner dans leurs exercices. Et, pour remédier à tout, je résolus de pren-

1 . I^efait et la réfletkmpoarUgrande éenrie sont an loarnâ), p. 74, Le telle A, 80* cahier, t. Ul, f« 64-66, donne cet alinéa et U» deax suitanta. m Je résolut d'entretenir cent chevaux de manège, de choisir cinquante pages des meHteures nalsons du royaume, et de leur donner des écajers et des maîtres eiceUeots en tonte sorte d'exercices ; j'assignai des gafres suiBsaats pour les empêcher de rien reoeveir des gentilshommes qu'ils devaient Instruire. » Cette fin de phrase est plus claire que celle qui lui a été substituée en Interligne ; « ... des maîtres... qui ne toucheraient de gages que de mol aeul. » — Au texte A, l'ordre des idées et les expreaslons ne sont pas les mêmes ; la forme e»t plus pompeuse.

2. A, cette phrase générale précède les réflexions : « Je vis que ma grande écurie, quoiqu'elle me ooûlftt tous les ans une somme considérable, était tombée dans une si pitoyable décadence qu'un homme de qualité ne croyait plus y pouvoir entrer... »

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