XXXVIII DE LA COMPOSITION DBS MÉMOIRES
ses ampoulées, ont leur source dans le texte sobre et vigoureux du Journal, Au Journal aussi, sur certains points, il faut faire remonter l'origine d'opinions étranges, dont les rédacteurs des Mémoires pour le Dauphin ont singulièrement abusé.
LB ROI A DSS OOLLABaRATEURS. XXXIX
M. de Pérfgny, priQcfpal auteur du Journal et des llémo!rei de 1666
et 1667.
Noos avons reeonna la trace certaine de Golbert dans les premières ébanches des Mémoires dn Roi. Anrait-il assisté au travail du Journal? C'est une question que nous nous sommes posée un instant, en face de cette phrase du Journal de 1666 : a Le dernier du mois de juin, entrant dans le cabinet du Roi à Theure du Conseil avec Monseigneur, je trouvai Sa Majesté... » On donnait du monseigneur à Colbert, comme autrefois à Fouquet; c'était ie privilège du surintendant et des ministres. En outre, secrétaire d'État de la maison du Roi, il ne serait pas étonnant qu'il eût pris part en quelque chose à un travail intime qui rentrait presque dans ses attributions. Refuset-on mon interprétation? soit, il ne sera plus parlé de Colbert; mais la citation ne sera pas perdue, et « Monseigneur » va grandir en dignité : au lieu que ce soit le ministre du Roi, ce sera le Dauphin lui-même. On sait*que c'était son titre officiel*. H s'agit seulement de savoir
f. BriauTille, dans son Abrégé d histoire de France (1664, in-12, p. ^9-360) oiarque l'usage de la cour au sujet du Dauphin : « En céréiDooie, on dit et on éerit toujours wtonaeigneur le Dauphin, et le Roi voulut que le Premier Président du parlement lui dtt monseigneur lort- (fu'il Tint lui faire son complimeiit avec sa compagnie peu après sa naissance. En discpun fkmiUer, on ne dit cpiemofwteMr k Dw^h^t, mais