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L'affaire n'aboutit pas aussitôt; il ne fut reçu que l6 9 décembre 1660 second président eti la troisième des enquêtes à la place de M. Guénégaud, ttère de messieurs les trésoriers de l'Épargne et du secrétaire d'État. <(De quoi plusieurs de lacoursontfiichés, écrit Gui Patin à Falconaet^, à cause qu'il est gendre d'un partisan nommé Mar^ gonne» On dit qu'ils ont obangé leur nom en cette famille, que son grand-père était un tailleur nommé Peâu de Loup, et celui-ci a une belle charge dans le parlement de 419,000 livres, et porte le nom d'une ancienne famille de Paris qui est tort honorable, savoir MM. de Périgny-Picard. O^magnum tortunsB Ntimen ! »
Cette famille n'était-elle pas de la Boui^ogne? Il y a un village de Périgny près d'Auxerre, un autre Pérignysous-Rougemoi^t, sur l'Armançon, un peu au nord de Montbard. Pendant la terreur panique de Dijon» le mercredi 7 juin 167 3v lorsqu'on craignit une invasion subite des Espagnols du côté de Dôle, figure parmi les persûoaes de qualité qui se sont retirées de la ville un M. de Périgny, conseiller aux requêtes K
Les alliances de famille et les liaisons persôUlielles rattachent Périgny à la finance à la fois et à la magistrature. 11 a épousé une Margongne, et il est beau-frère de M.Mau-
1. LeUres, éd. 1S46» t. III. dxltiii, 10 décembre 1660. i. MM. Imp. Fond! Bouhier, 34. Hé), dd Pbflib. de Làutf». léoi. 0MMi. Ml»ît*arC96»
SES UÀISOIIS. IL DETIENT LEGTEtR MI ROI* LI
Um de l'Épargne. Le grand frondeur Cbarton, président de la première chambre des requêtes, « esprit brusque* turbulent, qui se pique d'intelligence, de capacité, de justice % M est son parent et est fort bien avec lui. Nous TaTons vu le protégé de Fouquet et peut-être de Pellisson. Sa capacité était reconnue. Voici les notes de son dossier* Cdnme on dirait d'un fonctionnaire d'aujourd'hui : « Homme d'esprit, solide, de grand raisonnement et de fermeté; sûr et qui ne manque pas à ses amis; estimé dans sa chambre ; aimant les belles-lettres et les belles connaissances ; et s'y applique autant que son emploi lui peot permettre ^ »
Le nouveau président, qui est dans la force de l'âge ' et dans la maturité du talent, prend bientôt place au con^ seil d'État; il y est au moins en 1662^. L'année suivante, 31 mars 1663, il est agréé comme lecteur du Roi sur la démission de La Ménardière ' : charge qu'il a pu demander à l'intrigue *, mais dont il veut faire l'emploi en homme d'esprit. Ce n'était ordinairement qu'un titre
1. Depping, Doc. inéd, Corresp, admin, de Louis XIV, t. II, p. 6S.-— Notes secrètes sur le personnel de tous les parlements du royaume, envoyées par les intendants à Colbert, sur sa demande, vers la fl|i de l663,
Urées des C. C. Colhert, vol. CGxu.