Ibid., p. se
3. Il atait trente^cloq ans, puisqu'il est mort à quarante-efnq ans, le 1*' septembre 1670 {Ga%eue de France^ 6 septembre 1670).
4. Bibl. imp. Msc. Collect. Uangeau, Comptes du TréiOr royal, t. I, in-f^. S* rôle, 1662 : « Au sieur Périgny, président aux Enquêtes du par-
lement de Paris, 1,600 liv. pour 3/4 de ses gages du Conseil. 1S62. »
5. fiibl. imp. Msc. suppl. Fr. &79, in-f*. Des BUnfaiu du Rot
6. M. Floquet, dans ses Études tur ta vie de Bostuet, où il est peu favortMe à Périgny, die à ee sorjet ses Lettres Irdt'preBiABtfle à GoUMurt
LU DB LA COMPOSITION DES HÉMOIliES.
d'honneur qui, en donnant le privilège de rapports fréquents avec Sa Majesté» devenait la source de grâces et de bienfaits. Périgny , couvert de la protection royale, cherche plus que la faveur, il vise à la réputation par les lettres, par la poésie. Il ose entrer en concurrence avec Benserade, le poète en vogue. En 1664, on dansa au Palais-Royal sur le petit théâtre un ballet des Amùurs déguisés, dont Tauteur avoué pour le dessein et pour les vers, était « le président de Périgny, alors lecteur du Roi. » Quoique les vers fussent bien tournés, le ballet n'eut pas, au dire de l'apologiste de Benserade, le suc<cés d'une pièce analogue composée par ce dernier. Benserade lança gaiement à la tête de son émule un spirituel quatrain :
Âmi lecteur ou président, nlmporte:
La mascarade est belle et vous Tentçndez bien ; Vos amours déguisés le sout de telle sorte Que le diable n'y counatt rien.
La riposte du président sent un peu la mauvaise hu* meur: '
Méchant plaisant ou poète, n*importe :
La mascarade est belle et la cour Tentend bien ; Mais pour les gens de votre sorte On est ravi qu*ils n*y connaissent rien.
Périgny est donc un poôte.
1. Œuvres de Bemerade, 1698. Disooun sur sa vie, par M. L. T. Au t.- Il, p. 368-271, est le ballet des Amours diguités de Benserade.