Nkolat Peut, \17d, t. 11, p
IXXV os U GOW>OSITIOIf DBÎ JttXOllUSS.
large place (Jims le travail royal ; et il n'est pas difQcila de recoonaltret en parcourant le Journal, que plusieurs des ^téfle^ionSj^rtout pelles qui ont été ajoutées, ^ffect^nt la fpnne s0nteBcipi|se ^e l'auteur des l|^L:|imes : n'est-ce pas ^aucoup d'amt^ition ppur Louis XIY ou pour M. de Périgny de prétendre l'égaler en profondepr et en concision? Ne fait pas qui veut des sentences ^ la La Rochefoucauld.
A cette époque ^^qse|gnement de la morale politique étajt volontiers demandé à l'élise. Ses docteurs du moins se faisaient les précepteurs bénévoles de la monarchie : il y avait toujours qpelquQ chose ^ y gagner. I^s deux grandes puissances, sous un Bi>i comme Louis XIY, mar^ chant de concert vers le môme but, si un prêtre écrivait le Monarque ou les Devoirs cTun souverain^ il n'y avait pas ^ craindre qu'il fauchât d^s son livre aux droits de l'autorité temporelle. Au moment de la naissance du Dauphin, à la fin de 1661, le P. Senault, dp l'Oratoire, adressa auEoi, sous ce titre, un ouvrage où Liouis XIV et Périgny o^t pu puiser des idéps d'instructioja pour le Prince'.
« Je fae suis toujours souvenu, dit la Préface, que j'étais prêtre, et que je formais \fa prince c^ré^en. J'ai dit les choses avec liberté, mais sans m'éloigner pourtant de la modestie, et sachant bien que les rois sont des personnes sacrées, je ne leur ai pas dojtmé d'avis que je ne l'aie accompagné de respect çt de douceur. » Après
1. I6SI. lfli-4*: 1661, in-12 : deux édilioii» pareilles. L*«ehe7< d'fmprimer est du 17 septembre 1661. Dans TÊpUre au Roi« la naissiince du Dauphio est pressentie. — En 1666, le R. P. SeoauU prononça l'oraison fanà>re d*Anne d'Autriche, « eo présence de ses domesUques, » dans réglise Saini-Eustiche, qui est tout près de l'Ontoire.
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cela, 3 peqt ^'ooter : ^ )e suis pn peu 9éf àr^ en ce qui concerne la morale» m^is je me suis réglé sur TÉvan* gile. p Orateur o^thodique, lou$ par le P. de lingendes pour avoir rendu au ministère 4e 1^ préflipa^oi) 1^ gra? Fité qui lui conviept, i) ne donne riep au )i^s^ ni d^us la forme oi fiam le fonds de sqn puvf^ge. J^es jiiyisjpn^ en sont rigoureuses comme pour uq sermoQ.. l^e tput se compose de huit traités partagés pbacun e^ I^it discours. IL'éruditîon lui tient liçu d'originalité : il puis^ tpur k ^ur dans )es auteurs ecclési^stiquepi dans TÉcriture sainte, les Pères de TËgl^e, les ouyragps de^ papes, et des gran4s dopteui^ comme s^int Thomas» et 4^s )es ai^ leurs profanes» dans Platon, Aristote, Thucydide* Xénophpn, Tacite, Tite-Live, SéQèque,Plutarque, l^^ cadre, 4^ reste, embrasse toutes les parties du sujet, Oq y traite successivement : i® des différents gouvernements et d^s avantages que 1^ monarp}iie ^ sur tous les autres; 3^ de ia grandeur du royamue de France ; 3» des devpirs du Prince envers Dieu; 4* envers soi-même; $^ enyers ^e$ sujets; &> envejs l'État et l'Église : de là, des chapitres sur la justice, les fin^oices, la dîstri]i^i|tion des ]l>^j[^éflces; 7* envers ses ministres, ses conseillers, ses i^mis; 8® ^e /ses devoirs dans la gui^vre^
Pour un ouvrage pureipent didac^ue, rien de mieux : toutes ces questions développées avec ampleur étaient du domaine du P. Seuault. Bliûs les rédacteurs de5M|émo^'e8 pour le Dauphin, q^i avalent up l^ut direct et prépis 4'euseignemept au moyen des i^its 4n Journal du Rot, l'ont oublié pour se complaire à imiter l'ouyr^ge le J^îœimrque ; ils ont pris dans je commerce de l'oratorien l'habitude de la disserl^tiop. N'ayantp^ l'imagin^on assez vive pour don-