‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 101 sur 280 · II. io · texte numérisé non relu

II. io

226 HÊMOIIIES MUR 1667.

moi. Et, en e£Eet, comme la plupart des gens qui ont des demandes ou des plaintes à me faire ne sont pas de condition à obtenir des entrées particulières auprès de moi, ils avaient peine à trouver une heure propre pour me parler, et demeuraient souvent plusieurs jours a ma suite, éloignés de ' leurs familles et de leurs fonctions. C'est pourquoi je déterminai un jour de chaque semaine , auquel tous ceux qui avaient à me parler ou à me donner des mémoires avaient la liberté de ve* nir dans mon cabinet , et m'y trouvaient précisément appliqué à écouter ce qu'ils désiraient me dire ^.

Mais, outre ces soins qui regardaient le public, je ne manquais aucune occasion de gratifier les particuliers avec justice *.

Ayant augmenté le nombre de mes gardes du corps , je pris occasion d'y créer de nouvelles charges '' en faveur de plusieurs hommes qui m'avaient bien servi.

1 . Texte A, f* 369 : « éloignés de leuis affaires et de leurs devoirs. •

2. A, f 366 v<>. L'idée s'achève ainsi : « Et même afln que chacun d'eux pùl retourner plustèi à son emploi, je réiioluH que, p«u de jours apri^ leurs placets présentée» its leur seraient rendus avec ma réponse, que je faisais toujours la plus favorable que je pouvais, estimant qu'il n'y a rien de plus satisfaisant que de pouvoir faire du bien avec juMice. » Cette phrase es! donnée en note par l'éditeur de 1806 (t. Il, p. 273). Le langage du Journal, n* 36 (V. p. !63), est plus bref : « Facilité pour eux à ne point attendre. Pouvoir parler. »

3. La forme de cette phrase, qui sert de transition pour arriver À Ténumération des bienfaits particuliers, est empruntée au texte A. qui l'appliquait tout à l'heure à la conduite du Roi envers tous. Aussi n'est-elle pas répétée dans le texte A, qui entre ain>i en matière (l* 366 v*) : « Ce fut dans ce même esprit que, prenant sujet des diverses augmentations que j'avais faites dans les compagnies de mes gardes du eorps. j'y créai de nouvelles charge?... »

4. A, f** 306-367» • ... de nouvelU*s charges de lieutenants, d'('n»ctgncs,

ftlEfTFAlTS t^ARTldOLiellS. 127

Me souvenant ^ de ce qoe La Feuillade avait fait en Hongrie, je consentis à faire passer en sa personne la qualité de duc de Roannais , dont la lerre lui avait été cédée par mariage , et lui donnai même quelque argent pour faciliter Texécution de ce contrat.

Je permis ^ à mon procureur général de résigner à son fils cette charge , qui n'avait pas coutume de passer ainsi de père en fils ^

Je soulageai * en ce que je pus, et de mon autorité et de mes finances *, plusieurs négociants, dont la guerre de mer avait mis les affaires en désordre.

d*exeinpts, en faveur de ptasieurs homme» de mérite, lesquels Je erus ne pouvoir mieux gratifier qu'en les rapprochant plus prè» de moi. Tous ceux que je pris pour Heutenanla avaient été longtemps capitaines de chevaulégers, etavaient môme commandé divers corp^dans lei^quels ils s'étaient fait remarquer par des actions fort singulière». » Suivent des noms propre pour les diverses charges données, et l'indication des actions d'éclat; le tout est barré au Use (f~ 867-a68). V. le Supplément aux Uémoires de ia67, n* 3.

1 . La double faveur accordée à La Feuillade est signalée dans le texte A, f* S68» en termes un peu plus longs : « Environ le mois de mars, s'étani présenté pour 1^ Feuillade un mariage, par lequel on lui cédait une terre érigée en duché... » Ainsi s'explique le mot du Journal à la fin des articlee donnés par le Roi. le 29 mars : « M. de La Feuillade a son mariage. • (V. p. I«3.) Le Journal y revient au n» 42 (V. p. 167).

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