‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 13 sur 280 · On avait mis d'abord : « le mois passé · texte numérisé non relu

On avait mis d'abord : « le mois passé

2. D'abord : « de celui-ci. » — Ces changements prouvent que dans U premier travail on rédigeait les faits mois par mois, à mesure que les donnait le Journal du Roi.

DB LA FIDÉLITÉ DU ROI A SES BNGAGEIieNTS. 25

Mettons maintenaDt en regard la continuation du ^ 187 et le f* 156 qui la modifie. On Jugera de Timportance qui était attachée à l'ordre des faits et à la forme des plirases.

{Texte X) P* 137... sans, pouvoir être ébranlé par Tavantage que j*eusse pu tirer en particulier des propositions qui m'étaient faites. Parla paix de Munster, nonseulement je retirais les troupes que j'avais en Hollande ; mais cet évéque m'offrait les siennes pour me servir en telle entreprise qu'il me plairait de faire ^ Car par la paix d'Angleterre je pouvais épargner cette excessive dépense que produisaient les armements de mer, pour me flaire par terre des forces beaucoup plus considérables et que j'aurais employées plus utilement. Et ce qui semblait me devoir encore plus tenter d'accepter cette ouverture, c'est que Colbert avait remarqué dans les discours de rélecteur de Brandebourg le dessein que ce prince avait de former une espèce de société avec moi pour la conquête du duché de Gueldres, sur lequel il avait des prétentions de même que j'en avais sur le Brabant.

{^156... Ce n'est pas que dans l'une et dans l'autre de ces négociations je n'euàse pu trouver en mon particulier des avantages importants. Car â l'égard de la paix d'Angleterre, il est aisé de voir qu'en retranchant ces dépenses prodigieuses que me produisaient ces arme-

I. Toot ee qui suit a été singulièrement remanié. Les phra.-ct que nous reprodniioiiB sont, en marge, le résultat de toute sorte de relooelMi.

S6 SDPPLÊMBNT AUX M^IIOIIIES M 1666.

menU de mer, j'aurais pu convertir ce fonds en bonnes troupes dont je me fusse servi plus utilement sur terre. Et touchant Tévèque de Munster, dans les propositions qui m'étaient faites de sa part, j aurais eu non-seulement liberté de retirer les gens que j'avais envoyés con* tre lui *, mais il m'offrait les siennes pour me servir en tel lieu qu'il me plairait. Mais, qui plus est, j'avais su que rélecteur de Brandebourg eût été fort aise de sq pouvoir joindre avec moi pour attaquer les Pays-Bas, car j'étais averti par Colbert que dans le temps qu'il était de ma part auprès de ce prince pour la défense de$ états de Hollande, il lui avait dit que si j'avais des prétentions sur le Brabant, il en avait aussi sur le duché de Gueidres. /

Ce qui est dit ici de Brandebourg est dans le Jourual à la suite de l'article sur les propositions de Tévéque de Munster. V. t. I,p. 81.

Là finit le r 156. Le f» 187 conclut ainsi pour l'ensemble de ces Caits :

{Texte X.) Mais je me contentai d'entretenir autant qu'il se pouvait les princes dans la bonne disposition où ils étaient à mon égard, jusqu'à ce que j'eusse établi la sûreté de mes alliés par une paix qui leur fût agréable.

Les textes A et B reposent sur ce brouillon X f» 137, modifié par le T 156. On ya fait peu de changements. Quand il est question de l'ambassadeur de Portugal, le texte A, f« 251 v«, met à la place : c L'ambassadeur du roi de Portugal en Angleterre. » Dans le texte B, f*» 84 v*, en interligne, au-dessus de ces mots qu'il emprunte au texte A, on lit :

PLUSIRDIIS TBXTIS A CE SUJET. 27

« pour lors ici. • Cette adâitkNi n'est pas de la maiD qoi corrige ordinairenient; elle ressemble beaucoup à récriture de Louis Xrv. — La phrase, au texte X, se continue, en montrant l'avantage pour le Portugal d'établir la paix « entre la France et l'Angleterre. > Le texte A ajoute « entre deux couraones dont il tirait son principal support», le texte B garde cette amplification. Enfin le texte A u*a pas reproduit du tout, le texte B a risqué d'abord, puis a retiré cette réflexion du texte X : f Que le roi de la Grande-Bretagne avait de sa part assez favorableroent entendu à la négociation nouée à ce sqjet. »

Arrivons aux réflexions sur les vertus en général, sur la bonne foi en particulier , dont ne garde pas de trace notre texte C; qui au contraire s'étalent, en belle copie sans cor« reetions, sans retouches, dans le texte B, cahier 8*, f> 74 et suivant, ^ que le texte A, ^ 354-266 a empruntées d'ailleurs, puisqu'il présente lui-môme peu de changements.

EUes sont sur des pages isolées du t. I Msc., P 1S4- 135. Il faut, comme tout à Theure pour le t* 156, lire le v^ du f» 1S4 avant le recto, puisque le folio a été relié à rebours. Ces deux folios seront complétés par le f 1 55 qui a eu le même sort à la reliure : on lira donc aussi le verso avant le recto. Le f» 1 S4 était à l'origine une belle copie , d'écriture longue e^ ample. Les surcharges , additions et corrections, en interligM et en marge, l'ont toute dégradée : elle est devenue un brouillon informe. La main qui la couvre de ratures et d'ad-* ditions écrit le f» 185. La même écriture reparaît sur le trèsringuller fragment qui achève ces réflexions (f» 155). C'est l'auteur des pages que comprend le n<> 5* du Supplément, « sur la distribution des grâces; sur la faveur opposée à la Justice ; sur le choix des ministres. •

Voici le M 84 dans son état primitif, tel qu'on le peut lire lana tenir compte des altérations qu'il a subies. Il était

^ SUPPLÉMBNT AUX MftVOIRBS DB 166C.

précédé de phrases qui renouaient lés faits précédents aux réflexions présentes : « Les Provinces-Unies, en faveur de qui je prenais ces résolutions, en furent dès lors suffisamment Informées, et ne manquèrent pas à me témoigner aussitôt , par tous les remerciements possibles, combien elles se sentaient obligées à la franchise de mon procédé. Le temps fera voir, par de plus solides preuves, quelle reconnaissance elles en auront en effet conçue. Quel que soit Tévénement, j*Hural toujours en moi toute la satisfaction que doit avoir une âme généreuse quand elle a contenté sa propre vertu. »

[Texte X.) Car la vertu, mon fils, a dans soi-même son bonheur et ses plaisirs qui ne dépendent point du succès des actions qu^elle conseille : que le destin rende heureux les projets qu'elle forme ou qu*il les fasse avorter, que les hommes soient ingrats ou reconnaissants des bienfaits qu'elle répand sur eux, le témoignage qu'ellemême se rend [en secret] de Thonnôteté de sa conduite lui fournit toujours de quoi se contenter intérieurement. L'on peut même dire qu'au dehors si quelques particuliers, aveuglés par leurs propres intérêts, lui refusent leur approbation, le public du moins ne manque pas d'ordinaire à lui rendre avec le temps la justice qui lui est due. Elle a des brillants qui la font partout reconnaître : elle a des beautés qui la font nécessairement aimer, et, ce qui semble plus glorieux pour elle, c'est quo ceux mêmes qui dans le fond sont le plus éloignés de ses sentiments affectent pourtant avec soin d'en conserver toutes les apparences.

Mais pour revenir à ce qui me regarde en particulier, il faut demeurer d'accord que le monde était plei-

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