‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 143 sur 280 · On lit : « oonsefoir · texte numérisé non relu

On lit : « oonsefoir

cette ' immortalité que l'on se promet quelquefois trop légèrement.

Le succès des affaires dépend le plus souvent des caprices de la fortune plus que de la conduite des hommes. Mais les desseins que nous formons, les entreprises que nous méditons, l'application que nous avons à disposer toutes les choses nécessaires pour les faire réussir, c'est ce qui est purement de nous et de quoi nous pouvons plus justement nous applaudir.

Quand les choses arrivent selon nos souhaits, le monde assurément se persuade plus tôt de notre sagesse : mais nous qui nous devons connaître dans le fond, ne devons pas nous juger nous-mème sur ce qui est arrivé , mais sur ce que nous avons fait pour le faire arriver.

Et de là , il arrive que le vulgaire donne souvent au prince des louanges qui le touchent peu , et ne sait pas donner celles qu*il mérite davantage.

Il ne faut jamais avoir en vue que des grandes choses, et quoiqu'il faille prendre garde exactement aux plus petites, il ne les faut considérer que dans la vue des plus grandes avec lesquelles elles ont relation.

A tout prendre, ce dernier développement vaut un peu mieux, est moins banal que le précédent.

Page 1