A, r* 256 r*. Mot ajouté en interligne
8. A, on Ut : « qui établit le commerce entre les nations les ploi ilolgoéet, l*ttBioo et le repos dans les famUles. »
RÉFLHtiaiv SOU tA nrÊsoif>nw. 96
Mais (XNir revenir i ee qui me peut re^rderen partieutier^ H faut demeurer d'acoord que toute l'Earope, ete.
N* •. — Y. 1. 1, page 145, note 2.
i^ Favanee.
Les Anglais ayant perdu contre les Hollandais, avec bonté, one bataille navale qu'ils s*étaient vantés de gagner et pour taquelle ils firent des feux de Joie comme s'ils étaient vefoqaenrs , deux idées générales s'offraient à développer pour^ des rédacteurs qui n'ont que trop de loisir et qui ne panassent pas pressés d'imprimer une marche rapide au récit« lia pouvaient s'arrêter sur la seconde pensée qui offre un certain intérêt, et montrer un prince faible réduit, dans la crainte de quelque rébellion, à dissimuler un échec, à offrir aux peuples les témoignages d'une prétendue victoire. Cette réflexion a quelque parenté avec celle qui est l'objet du n^ 1 du Suppléa ment; elle était cependabt assez distincte pour tenter des écri^ vains aussi féconds. Ils ont préféré traiter la thèse générale de la présomption et delà vanité : le Journal duRoi.(y.t.I,p« 41) donne le germe du développement « contre la Jactance » à propos de cette même flotte anglaise qui avait menacé de destruction celle de Louis XIV quand elle passait de la Méditerranée dans l'Océan. De là bien des phrases subtiles ou vides qui n'ont pas dû être trouvées du premier coup. Nous n'en avons pas de brouillon. Les textes A et B sont de belles copies, le ÊtcoDà sans correetion aucune, le premier avec très^pea de remaniements.
Ao texte B, c'est la fin du 17* et le commencement du 18« cahier, t. U, ^ 156-158; au texte A, c'est la fin du 17* cahier, t. m, f 137-141. L'édition de 1806 n'a pas manqué de reproduire ces pages (t. U , p. 138-141}.
Pour VOUS, mon fils, le fruit que vous devez lirer de la vanité des Anglais et de la mortification qu'ils en ont reçue, c'est d'observer combien font une grande folie ceux qui se vantent avant le temps des choses dont Tévénement ne dépend pas d'eux.
Celui qui ne promet rien de soi fait paraître beaucoup davantage ce qu'il exécute ; moins on attend les favorables événements, plus ils sont agréablement re* çus. Quiconque se vante trop tôt de l'avenir (quoi qu'il fasse après de louable) dérobe du moins à son action la grâce de la nouveauté, parce que le monde, préparé par ce discours, ne saurait plus être surpris par les effets»
Dans ce procédé vain, les commencements ont d'ordinaire quelque chose d'agréable et de riant, mais l'issue en est ordinairement pleine de douleur et de honte.
A l'abord , celui qui se remplit de ses belles illusions se sent doucement flatté par les applaudissements du peuple, qu'il trompe; il se voit honoré par les caresses du prince, qui le croit, et il se tient assuré, dans la pensée qu'il a que ses bravades étonneront ses ennemis.
Hais ces joies imaginaires passent en bien peu de temps, dès lors qu'il en faut venir aux mains. Ces gens, trop fort persuadés d'une victoire facile, trouvant une résistance qu'ils n'attendaient pas, sont surpris d'un subit étonnement ; au lieu que les ennemis, irrités, plutôt qu'alarmés de ses menaces, en redoublent contre lui leur naturelle vigueur -, il revient défait et confus, au lieu de revenir triomphant. Les vaines louanges, qu'il a prématurément obtenues du vulgaire, se changent en railleries et en imprécations, et le prince, dont il avait surpris la créance et la faveur à si mauvais titre, irrité
NB PAS CROIRR TROP VITB AU SUCCÈS. 37
de s'être laissé persuader trop aisément, n*a plus pour lui que de la haine et du mépris.
Si bien que, dans son infortune, il ne lui reste, pour tout fruit de sa vanité, que le dépit de s'être trompé soi-même, la honte d'avoir abusé les autres, elle continuel remords d'avoir facilité sa propre défaite.
Hais si les chefs particuliers font une si grande faute, quand ils se laissent emporter trop loin par la folle opinion qu'ils ont de leur conduite ou de leur bonheur, le prince en fait une bien plus grande, quand il se laisse ^ persuader aux vains discours de ces fanfarons; et cependant il s'en trouve encore tous les jours qui, sur la foi de ces promesses mal assurées, prennent leurs résolutions pour la guerre ou pour la paix, et qui ' veulent faire passer Tespoir de ces triomphes chimériques pour des titres capables d'établir leurs plus vaines prétentions.
Le plus sûr moyen pour éviter cet inconvénient, c'est de ne croire personne de léger dans les choses qui sont importantes ; mais de croire, encore mains que les autres, ceux qui s'engagent facilement à promettre tout, parce que d*ordinaire ceux qui savent faire le plus sont ceux qui savent le mieux combien il faut peu promettre.
Mais le point le plus délicat, et celui sur lequel nous devons le plus nous examiner en cette matière, c'est
1. A, t. m, P M0r*,onami8 d*abord : « ...qa) sur ces triomphes ehtmériques se forment de hautes idées de leur propre grandeur; » puis on a essayé une longue phrase ; on l'a remplacée en marge par celle-ci : m ...qni sur ces triomples ehimériquesse forment des titres capables d'éta- Mir leurs plus Taines prétentions. »
38 SUFH4MBQIT AUX HÊMOIIIES »E 1666.
de savoir si la trc^ grande estime que nous avons de nous-mêmes, ou le trop grand amour de nos intérêts, n'est point en effet cause de la facilité que ' nous avons à croire ce que Ton nous promet à notre avantage, et si ce qui rend les autres si hardis à nous imposer n'est point la connaissance qu'ils ont que déjà nous sommes trompés i^oius-mêmes en notre foveur.
W 7. — V, 1. 1, page lie, 90te U ■9 pmiê iipwjf espérer de la fSertoBe) oe défter de re«pér«nee.
On vient tout À Theare de faire la leçou aux Anglais vaineus, pour leur excès de vanité avant la bataille. Voici que les Hollandais sont accusés d'avoir livré le combat contre ravis du roi, qui demandait qu'on attendit la jonction de sa flotte, et d'avoir trop espéré une victoire qu'ils pouvaient perdre. Le Journal du Roi donne l'analyse 'de l'idée qui va être déveioppéi^. (V. 1. 1, au bas de la p. 45.) Hollandais et Anglais sont oubliés bientôt, et la réflexion tourne à l'abstractioii et au vague, portée sur des pointes mal aiguisées. La leçon, vers la fin, est un peu ramenée aux princes, elle prend ainsi une signification plus directe. Cependant le rédacteur définitif ne l'a pas fait sortir des textes A et B où elle occupe la
1. A, P 141, la phrase 86 conUnuait bIdiI : « ..«que nous avons àcroire les autres ; si ce qui rend notre esprit si faelle à ?aincre n'est point que notre cœur est engagé dans le parU des assaillants ; si ce qui les reQd si hardis à nous imposer n'est point la connaissance qu'ils ont que nous désirons qi^e Ton nous trompe ; et si dans ces occasions nous ne nous étions paj» déjà trompés nous-mêmes avant qu'ils entrepri^sfot de nous tromper. •