DÉBUT DE GONDÉ. MARCHE DO ROI
dont tout le pays était saisi, Tardeur que mes gens témoignaient pour cette entreprise , et le bonheur qui m'avait suivi dans toutes les autres.
Ainsi j^envoyai mes ordres à H. le Prince, pour la venir investir du côté de Besançon. J'y fis marcher.. • du côté de..;., et je marchai moi-même du lieu où j'étais.
J'employai presqu'un jour et demi à reconnaître la place en personne, persuadé que ce temps n'était pas perdu, parce que du bon ou du mauvais choix des attaques dépend presque toujours le succès d'un siège.
Je ne peux ' oublier la preuve que me donna de son zèle la seconde compagnie de mes mousquetaires, qui, sans avoir reçu l'ordre de moi, s'alla poster exprès à la vue de la place , pour attirer sur elle une partie de la mousqueterie et du canon qui venait auparavant de tous côtés sur la petite troupe qui m'accompagnait.
Enfin, je résolus que Ton en ferait trois attaques, et que, pour ménager le temps, on marcherait droit à la contrescarpe. Les deux attaques des Gardes et de Picardie firent ce qui leur était commandé; mais celle de Lionnais, passant au delà de mes ordres, après avoir gagné le chemin couvert, entreprit de monter à la demilune, la força et s'y logea.
Ce fut une terreur inconcevable aux habitants de nous voir ainsi , dès le premier jour, postés au pied de leurs murailles. Et cela fit que le comte de Grammont, s'étant offert de leur aller proposer de se rendre, je crus qu'il pouvait réussir dans son dessein. Il eut quelque peine à parvenir jusqu'à la ville, mais il en eut peu à