Gel alinéa est baixé au Msc
persuader les bourgeois, de la part desquels il m'amena des otages : ensuite de quoi Ton capitula.
Cependant, pour ne rien laisser dans la province qui pût y redonner entrée aux Espagnols, je voulus m'assurer de plusieurs villes et ch&teaux qui tenaient encore pour eux. J'envoyai pour cela mes ordres i Noisy, gouverneur de Salins, lequel sut si bien se prévaloir de l'autorité de mon nom et de la frayeur des ennemis , qu'avec six-vingts hommes ou peu plus , il réduisit en deux jours six places, dont quelques-unes avaient souffert des sièges réguliers. Surtout les châteaux de Sainte-Anne et de Joux passaient pour imprenables dans le pays, et le marquis d'Yenne, retiré dans ce dernier, semblait le fortifier encore par sa présence. Mais ,. soit par le mécontentement qu'il avait de l'Espagne , soit par le peu d'espoir d'en être secouru , ou même par la crainte d'y être quelque jour châtié d'avoir si mal gardé cette province, il se laissa persuader de se rendre à moi, et de me venir trouver devant Gray, où j'avais marché dès lors que j'avais pris Dôle.
Je reçus avec joie ce prégent de ma bonne fortune, et, pour m'en servir sur l'heure même aussi utilement qu'il se pouvait, je désirai que le marquis d'Yenne s'employât à moyenner la reddition de Gray.
Les députés du parlement de Dôle , que j'avais déjà fait agir pour cela, y avaient été fort mal reçus, et la ville paraissant résolue à se défendre; j'avais aussi, de ma part, pris mes quartiers, reconnu la place en personne, et disposé toute chose à faire les attaques le lendemain. Mais pour n'épargner aucune chose qui pût ménager la vie de mes gens, je m'avisai de faire encore