TEXTES DE L'INTRODUCTION
(fragments de 1661 kt de 1662.)
POUR l'année 1661.
Oenx ré4acil«Ds avant celle do PelliMNin. — Examen 4e iM>n mana«erU. — Dirrérence« d'orihagraphe.
Pour les Mémoires de Tannée 1661, nous avons trois textes. Les deux premiers dont nous avons déjà parlé (V. t. I, l*l(ude sur la composition des Mémoires, eh. m), ouvrage de rédacteurs inconnus , sont partagés en cahiers : le premier, A, en huit cahiers, dont il ne reste que la table (B. Imp. Msc. S. Fr. 2281, in-f% 1. 1, p. 108-109); l'autre, B, plus resserré en cinq ou six cahiers, dont le même manuscrit (f^ 158-179) donne le 2«, le 3«, et une partie du 4*; le troi5ième, ouvrage de Pellisson, est partagé en livres, avec subdivision des livres en sections (B. Imp. Msc. S. Fr. 2282, in-4'', t. I).
Cette division en livres n'était pas pratiquée par les rédacteurs des Mémoires des années 1666, 1667, 1668. Pellisson, écrivant une Histoire de la guerre contre les Espagnols, en 1668, adopta dès lors, nous l'avons vu (même Étude, ch. xi), cette forme plus solennelle qui annonce une composition raisonnée et un ouvrage d'une certaine étendue. Il a transporté sa méthode aux Mémoires de Louis XIV revisés. Son intention était de constituer un ensemble , dont les parties seraient des livres, sans distinction d'années, ainsi qu'il fit plus tard (en 1679) lorsqu'il écrivit l'Histoire de Louis XIV depuis la mort de Mazarin Jusqu'à la paix de Nimègue. Le manuscrit de la Bibl. Imp. , n*" 2282 , qui ne contient que l'année 1661 incomplète, forme deux livres. Le second est partagé en sections. Si ce n'est pas la main de Pellisson qui écrit tout à fait au début sur la feuille de garde : « Livre I*r »
c'est bien lai qui met sur la feuille de garde du livre II : « Livre second, première section, 1661 ; » et au début de la première page, il répète : « Livre second. » Après le texte de la 1'* section, il écrit de même sur la feuille de garde : « Seconde section du livre second. » Les copies dont s'est servi Téditeur des OEuvres de Louis XIV ^ en 1806, pour compléter Tannée 1661 , et donner une partie de l'année 1663, se conforment à ce principe de division. Seulement, comme on n'y a pas tenu compte de la seconde section de notre Manuscrit qui commence au milieu de la page 68 du t. l*'^ de 1806, la seconde section débute là où notre manuscrit s'arrête (p. 100 du t. V^ de 1806) ; puis vient le : < Livre troisième, section première, année 1662 > (Ibid., p. 146), et la « section seconde » (Ibid., p. 181). Le reste, si le travail de révision a été continué, devait suivre sans doute sur le même plan.
Le peu de texte que Ton a de la main de Pellisson tient beaucoup de place dans le portefeuille de la Bibliothèque impériale, S. Fr. 2282, in-4®. Ce sont des pages très-lâches, comprenant à peine onze lignes , souvent dix , quelquefois huit; la page est encore réduite par une marge assez large; les mots et les lettres dans chaque mot sont très-espaces. Ce sont trois gros cahiers ou registres : P l'un de 165 pages pour le livre I^% qui correspond dans l'édition de 1806 des OEuvres de Louis XIV aux pages 3-40 du 1. 1" ; 2« un autre de 144, pour le livre II, V^ section (Éd. de 1806, p. 41-68) ; 3^ un 3« de 187 pages pour la 2* section du même livre (1806, p. 68-100). La pagination, qui recommence pour chaque cahier ou registre, est marquée au haut des pages au crayon rouge. Outre ces trois gros cahiers, il y en a un autre plus mince placé entre le V^ et le 2<' : c'est le brouillon, écrit très>proprement, d'une partie du livre P' ; nous le désignerons par la lettre a. Le début du brouillon prend à la page 28 du l""' cahier; il se poursuit jusqu'à la page 70 du même cahier. Ce qui prouve que ce texte a est un brouillon^ ce sont les corrections faites