‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 177 sur 280 · a : « ... plus que tout le reste · texte numérisé non relu

a : « ... plus que tout le reste

8. Sur le brouillon a, il n'y a que ces mots : « Don L^uys. » Sur l'autre texte de Pellisson, p. bS, Louis XIV ajoute au crayon : « de Haro. • Pel- Ilsson récrit ensuite le mot à l'encre, en interligne.

Haro appréhendaient également tout ce qui pouvait ramener la guerre , et elle n'était pas en effet de leur intérêt, ni par Tétat de la nation, ni par celui de la maison royale.

Je ne voyais rien à craindre de l'empereur, choisi seulement parce qu'il était de la maison d'Autriche, lié en mille sortes par une capitulation avec les États de l'empire, peu porté de lui-même à rien entreprendre et dont les résolutions suivraient apparemment le génie plutôt que l'âge ou la dignité ^

Les électeurs, qui lui avaient principalement imposé des conditions si dures, ne pouvant presque douter de son ressentiment, vivaient dans une continuelle dé- Qance avec lui^. Une partie des autres princes de l'empire étaient dans mes intérêts. La Suède n'en pouvait avoir de véritables ni de durables qu'avec moi-, elle venait de perdre un grand prince , et c'était assez pour

1. a, ea face de la phrase sur l'empereur et rAllemagne, Pellisson écrit en marge : « Le Roi a mieux mis cet endroit; je n'ai pu bien retenir tous les termes précis, » et d'une autre encre, sans doute à un autre moment, comme par remords de conscience ou pour flatter le Roi, il ajoute ; « ... et puis avoir oublié d'autres choses ailleurs. » Cette observation, reproduite dans l'édition de 1806 (t. I, p. 15, note 2), semble prouver que la révision a été refaite de concert avec Louis XIV. Quand Pellisson dit : « le Roi a mieux mis cet endroit, » le Roi, c'est le rédacteur royal, quel qu'il soit, dont Louis XIV reconnaît l'œuvre comme sienne. Voici la phrase du texte a sur l'Allemagne : « Je ne voyais guère rien à craindre de l'empereur, sachant bien qu'il n'eût pas été choisi s'il n'eût pas été de la maison d'Autriche, qu'il était lié en mille sortes par une capitulation avec les États de l'Empire, et que ses résolutions suivraient plutôt son génie que son Age ou sa dignité. »

2. Cette phrase sur les électeurs manque au texte a. N'est-ce pas une de ces omissions dont s*excusait tout à l'heure Pellisson (V. note 1], puisque le texte B antérieur parle des électeurs (V. notre p. 369] ?

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