Pellisson : « ... pour la ruine de la chrétienté
3. Pelliflson : « ... la terreur du nom français par toute la terre. • — Suit
une digression sur Charlemagne, qu*on lira au Supplément aux Bléoioires
de 1661, n" 6. Elle se renoue ainsi au texte : « Cette grandeur de Charle-
magne... ne dura pas longtemps après lui, diminuée premièrement... •
3. Pellisson : « ... par la faiblesse, et par le peu d'application de ses descendants, en particulier de... »
4. Pellisson ajoute cette réflexion : « Car les empirer, mon fils, ne se conservent que comme ils s'acquièrent, c'est-à-dire par la vigueur, par la vigilance et par le travail. •
5. Pellisson a changé la forme de cet alinéa et du suivant; il les a allongés tous deux. Voici une de ses phrases : « Ils subrogèrent une autre dignité à sa place, qui n'avait rien de commun ni avec l'ancien empira romain, ni avec le nouvel empire de nos aïeux, mais où on tâcha, comme dans tous les grands changements , de faire que chacun y trouvât ses avantages pour ne s'y pas opposer. • Les mots : « comme dans lous les grands changements, • sont ajoutés en interligne (Msc., Ht. 11, sed. 3, p. 32).
6. Pellisson distingue les avantages des peuples et États particollers, puis ceux des princes» ensuite ceux du pape. -^ Pour le pape, V. à la fin du Supplément aux Mémoires, n** 6, sur Charlemagne.
COND. PRÉGAIBE DB L'EMPIRE, SÊPAltÊ DE LA COUR. DE FRANCE. 41 S
avantages particuliers s'accordèrent aisément entre eux pour conspirer à ce dessein, et le reste du pays, flatté par les grands privilèges que Ton donne aux moindres États de TËmpire ^ embrassa si chaudement cette innovation qu'on n'a pas pu depuis Ten détacher.
Mais ce qui peut nous consoler de ce malheur est que le même artifice qui a ravi la possession de cette cou-^ ronne en a tellement avili la majesté, qu'elle ne peut plus se souvenir sans confusion de son ancienne splen* deur ^
Et c'est pour cela qu'il s'est trouvé en divers temps des princes qui, pouvant y parvenir avec facilité, s'en, sont volontairement abstenus, la croyant plus onéreuse qu'honorable '. Car enfin cette partie de l'Allemagne où la puissance des empereurs est maintenant bornée, n'est qu'un léger démembrement de l'ancien empire d'Occident^ : leurs résolutions les plus importantes ^ sont sou-