‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 204 sur 280 · Pelllsfon t « ... tous te nom de liberté · texte numérisé non relu

Pelllsfon t « ... tous te nom de liberté

2. PelllMon remplace cette phrase par une autre : « Pour en rerenir tux empereur» d'aujourd'hui, il tous est aisé, mon fils, de comprendre par tout ce discours qu'ils ne sont nullement ce qu'étaient les anciens empereurs romains, ni ce qn'élaient Charlemagne et ses premiers sueees- •eurs. Car» à leur Ihire Justice, on ne peut les regarder que comme les chefs ou les capitaines-généraux d'une république d'Allemagne, asseï nouTelle en comparaison de plusieurs autres États , et qui n'est ni si grande ni si puissante, qu'elle doiTe prétendre aucune supériorité sur les nations Toislnes. »

3. Pellisson «Joute : « Et de mon temps , l'électeur de Ba? ière était empereur, s'il n'eût refusé de se nommer lui-même, comme les lois le permettent, en Joignant sa voix à celles dont Je m'étais assuré pour loi, tt que je lui donnais dans le collège des électeur. »

• 4. Pellisson a pu supprimer cette première phrase après celle qu'il Tient d'écrire (V. la note 2).

; &. Toute la snite de cet alinéa figurait d'abord aTant It phrase par laquelle cet alinéa commence.

4l4 llÉNOltlËS lH)t)R 1661.

mises aux délibérations des États de TEmpire; leur élection est sujette à l'embarras des brigues et à toutes les conditions qu*il plaît aux électeurs de leur imposer ; la plupart des ' terres de leur dépendance ont des mal^ très particuliers qui ne défèrent aux ordres de Tempereur qu'autant qu'ils y trouvent leurs avantages, et les villes mêmes qui lui sont les plus affectées ont des droits si approchant de la liberté ^ que si les empereurs n'avaient point de seigneuries héréditaires, ils ne seraient souverains qu'en imagination ^. Desquelles observations vous pouvez connaître si c'est avec justice qu'ils ont prétendu se distinguer des autres monarques \

Mais ne me contentant pas de rabattre la vanité de l'empereur , je travaillais même ^ à ruiner de plus en plus son crédit et à détruire absolument en Allemagne cette autorité que la maison d'Autriche s'y était établie depuis deux siècles. Dans cette pensée je m'informai plus exactement qu'auparavant de la disposition des esprits, et sur le rapport que l'on m'en fit je crus que

i. Pellisaoo : « La plopart des membres de U républiqae, c'est-à-dire les princes ou les villes libres d'Allemagne ne dérèrenU.. »

3. Voilà « U liberlé » signalée par Pelliason un peu plus haut (V. p. 413» note 1). — Pellisson met là : « En cette qualité d'empereurs, ils n'ont qae trèp-pcu de reyenu». »

3. Pelliison : « lisseraient réduits à n'avoir pour habitation, dans tout TEmpire, que l'unique ville de Bumberg, que l'évèque qui en est seigneur souverain lirait obligé de leur céder. »

4. Au lieu de la deruière phrase , Pellisson a un développement sur cette idée, que Les rois de France valent les empereurs, et ne doivent paa leur céder le pas. V. le Supplément aux Mémoires de 16G1, n" 7.

ô. Pellisson : « Ces légères contestations avec l'empereur firent que Jq m'attachai encore davantage à... »

AVÀNTACES Pftià CONTEfi L^ÀUtRICHtt Et lWaGNB. 4]$

rélecteur de Trêves serait un des premiers que je pourrais détacher de cette cabale. Et, en effet, après une négociation de quelques mois, je levai toutes les difficultés qui Tarrétaient, et le fisentrer dans Talliance du Rhin, qui était un parti puissant ^ que je faisais former au milieu de TEmpire sous prétexte de maintenir Texé* cution du traité de Munster ^.

Des villes impériales que ce même traité avait mises sous ma protection firent alors le serment de fidélité qu*elles ' refusaient depuis quatorze ans de me prêter.

Pour ôter les différences qui pouvaient être entre mes nouvelles conquêtes et mes autres pays ^, je réduisis la plupart des conseils souverains en présidiaux, je mis des Français ^ naturels dans les premières charges et je fis ressortir les appellations à mes parlements. J'écrivis aussi aux généraux des ordres religieux afin qu'ils unissent les couvents de ces pays-là aux anciennes provinces de France. D'ailleurs j'empêchai que les églises d'Artois et de Hainaut ne continuassent à recevoir les rescrits de Rome par la voie de Tinternonce de Flandre, et ne permis plus que les abbés des trois évéchés fussent élus sans ma nomination *, mais je trouvai bon seule-

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