‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 205 sur 280 · PeilisBon a. Pellisson 4. Pellisson · texte numérisé non relu

PeilisBon a. Pellisson 4. Pellisson

« ... poissant et considérable... »

m ... et la paix de l'Allemagne. • « ... qu'elles m'avaient toujours rerasé. » « Pour m'affermir dans mes conquêtes vers ce pays-là et yen la Flandre par une plus étroite union avec mes anciens l^lats... • Ainsi est retonmée IMdéedu début. Pellisson en ajoute une antre .* « ... N6 "voyant pas lieu de pratiquer ce que faisaient les Grecs et les Romains , qui était d'envoyer des colonies de leurs sujets naturels dans les pays nouvellement subjugués, Je l&chai du moins d'y ét&blir les mœurs francises. Je changeai les conseils... • ^1 Pellisson : « et autant qu'il me fut possible des gens de mérite... »

416 MÉMOIBES POUR 1661.

ment qu'à chaque vacance Ton me proposât trois sujets, Tun desquels je promis d'agréer.

En même temps pour faire voir ce que valait ma pro^ tection à ceux à qui je Tavais accordée , je fis mettre le prince d'Épinoy en possession des biens du comte de Bucquoy jusqu'à ce que les siens lui eussent été rendus ', et je délivrai le pays de Jalleu, qui était alors en contestation entre moi et les Espagnols, de diverses oppressions dont il était menacé par eux.

Douze des principaux habitants en avaient été arrêtés pour le payement de quelques arrérages d'une somme de douze mille écus que les Espagnols avaient accoutumé d'y lever, et déjà pour la dépense qu'ils avaient faite depuis leur détention ]*on avait exigé d'eux deux mille florins, lesquels je leur fis rendre avec la liberté.

Je fis même quelque chose de plus avantageux pour ce peuple. Car les Espagnols qui ne voulaient rien perdre de leur revenu m'ayant proposé que durant la contestation cette imposition fût doublée afin que la France et l'Espagne y trouvassent chacune leur droit tout entier, je refusai l'expédient comme trop dur et trop ruineux pour le pays.

Je fis encore cesser dans l'Artois quelques levées que les magistrats des villes y faisaient sous prétexte de certains octrois accordés par le roi d'Espagne. Je voulus même que tous les officiers des gs^nisons payassent ^ leurs parts des autres impositions qui se faisaient, afin

1. PelHsson î t ... par les EMpagnoU, comme ils l'avaient promU. »

2. PellisK>n : « ... portassent comme les habitants tous les autres droite <|ul se levaient sur les denrées. •

BfiPUTATION 0B imiSSANCE ET DE BONTÉ. 417

de soulager d'autant les autres habitants, et je fis donner trois ans de surséance aux pauvres familles de la frontière pour payer leurs créanciers qui les persécutaient cruellement depuis la paix.

Enfin je fis en sorte qu'une bonne partie des limites furent marquées dès cette année-là *, les fortifications de Nancy démolies, et mes places soigneusement réparées et munies de toutes les choses nécessaires pour leur défense ^, tâchant d'établir ' à la fois la réputation de ma puissance et de ma bonté chez mes nouveaux sujets, et * de faire cesser le reproche qu'on fait depuis si longtemps aux Français que s*ils savent conquérir ils ne savent pas conserver.

Les heureux ^ succès que j'avais en toutes ces choses me faisant voir la protection que Dieu donnait aux prémices de mon administration, je m'efforçais aussi de

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