‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 21 sur 280 · II · texte numérisé non relu

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n'eût pas usurpée comme il le fit presqu'en un seul jour, si la division des Grammont et des Beaumont ne Teùt y sans danger et sans peine, mis en possession de tout le pays. Etquoiqu'à dire vrai, mon fils', dans la puissance où vous semblez destiné, voqs n'ayez pas apparemment sujet de craindre de pareils inconvénients, il est pourtant toujours beau de nous assujettir aux maximes dont je vous instruis, quand ce ne serait qu'en vue de la gloire que vous trouverez à les pratiquer, de Testime des étrangers et de Tamour de vos sujets.

C*est par ces mots d'abord que finissait la réflexion; od a corrigé , pour dire moins bien :

et deVamour qu'ainsi vous mériterez sans doute

de vos alliés et de vos sujets.

U y a toujours quelque chose d'étrange à voir placés dans la bouche de Louis XIV des exemples historiques un peu précis : il a beau être, par sou titre, roi de Navarre comme roi de France, je doute qu'il connût assez l'histoire de ce pays pour que les noms des familles rivales ne fussent pas pour lui-même une nouveauté, quand on lui a lu ce morceau qu'il est censé avoir dicté ou écrit.

1. Ces mots : « à dire vrai, mon fils, > sont ajoutés en interligne.

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