‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 22 sur 280 · FAITS ET BÉFLBXIONS SUR LES FINANCES · texte numérisé non relu

FAITS ET BÉFLBXIONS SUR LES FINANCES

N» 11. —Y. t. I, page 179, note 1.

JOiemare» lliuiiielèreti. Béllexloiui k «e mUet.

Notre texte C n'a pas conservé, à la suite des réflexions sur l'utilité de certaines dépenses, quelques faits particuliers se rapportant aux finances, et Téloge que le roi se décerne pour sa conduite à ce sujet. Tout le développement supprimé ici a été barré sur les pages du texte B (5« cahier, t. II, f> 42-44). En voici le début tel qu'on le lit dans sa première forme au texte A ( 5« cahier, t. m^ f 161-162). Le Journal de 1666 n'en dit mot.

Suivant ces maximes et voyant que toutes les choses dont je viens de vous parler, soit pour la facilité des négociations ou pour les préparatifs de la guerre, m'engageraient incessamment en des dépenses extraordinaires, je crus qu'il était à souhaiter que je pusse faire un fonds pour y pourvoir, sans que mes peuples en fussent plus chargés. Et, pour cela, craignant que mes revenus ordinaires ne fussent pas absolument suffisants, je trouvai moyen de m'assurer une somme de vingl-cinq millions...

Ce commencement est barré de telle manière que les roots sont restés peu lisibles. On le refait en marge sur un ton moins simple et moins vrai :

Toutes les dépenses qu'il fallait, se présentant presqu'à la fois, me donnèrent lieu de connaître combien c'était un grand bonheur pour l'État que je me fusse ap-

pliqué de longue main à dégager le fonds de mes recettes, parce que sans cela j'eusse été contraint de tirer sur mes sujets, par des moyens longs et fâcheux, les sommes qui se trouvaient par mon seul travail à jour nommé dans mes revenus ordinaires. Je crus pourtant qu'en cette occasion il était à propos de les soulager, par un moyen qui se présenta de m' assurer vingt millions...

Nous coDtiDUODS avec la première forme du texte À :

une somme de vingt-cinq millions dans une affaire dont les peuples ne portaient aucune part, qui fut de terminer les recherches de la chambre de justice par un édit, par lequel donnant aux financiers grâce et sûreté pour leurs personnes et les remettant en possession de tous leurs biens saisis, je tirais d'eux la somme que je viens de vous dire, avec les autres avantages dont je vous ai tantôt parlé.

Au texte A une correction réduit ainsi cette fin de phrase :

par cet édit dont je vous ai tantôt expliqué plus

au long les motifs.

Au texte B, t. II, f» 43 v* le chiffire de « vingt-cinq millions • est barré. Même l'éditeur de 1806 (t. II, p. 45), qui copie tout ce développement d'après le texte B, en fait la remarque : c'est sans doute , dit-il en note, parce que le roi ou son rédacteur s'est aperçu que la somme était fort exagérée.

Dans le texte A, ou lit en marge deux ou trois lignes, qui ne sont qu'un renseignement pour le rédacteur :

▼ICB DE RÉDACT. POUR CBS RÉFLEX. SUR LES FÎNANCES. 53

L'on peot aussi rapporter à cet endroit quolr|ijes-uns des antres édits dont je tous ai parlé dans ia fin de Tannée dernière.

Par une singulière inadvertance, le texte B (t. II, T 48 v"") foitentrer ces lignes dans le corps du récit à la suite de la page qu'on vient de lire. L'éditeur de 1806 n'a pas été plus difficile : l'addition ainsi placée fait un singulier effet, elle est peu intelligible. Il faut donc lire le développement qui préekde, et celui que nous allons donner, sans les séparer l'un de l'autre par l'observation marginale si maladroitement intercalée.

... Mais dès lors * considérant qu'il était bon, soit pour la facilité de mes propres affaires, soit pour la commodité des gens de guerre qui se voudraient équiper, de donner ordre qu'il se trouvât de l'argent dans le commerce, et que ceux qui en auraient besoin le pussent avoir à meilleures conditions que par le passé, je fis premièrement publier, comme vous Tavez vu par les édits dont les motifs vous ont été plus amplement expliqués dans la fin de l'année dernière ^, la diminution des espèces, qui fit cmvrir en un moment les bourses les mieux fermées, et ensuite je réduisis les intérêts du denier dix-huit au denier vingt.

Ces vices de rédaction ont pu être une des causes de la suppression du passage entier, mêm^^ au texte B.

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