MAIS LES MINISTRES AIMENT A SENTIR UN MAITRE
lors qu'ils seraient toujours auprès de moi ce que doi« Tent être des ministres, ils n'en furent que plus contents d'un emploi ofi ils trouvaient, avec mille autres avantages, une sûreté entière en faisant leur devoir: rien n'étant plus dangereux pour ceux qui occupent de pareils postes, qu'un roi qui dort ordinairement, mais qui s'éveille de temps en temps comme en sursaut, après avoir perdu la suite des affaires, et qui dans cette lumière trouble et confuse s'en prend à tout le monde des mauvais succès, des cas fortuits, ou des fautes dont il se devrait accuser lui-même.
N* 3. — Y. page 309, note 3.
Ve iNM mmmtiHr les préteattoBS des ce iiiygal— de JudleA* tare k la «•«▼eralBeté) abiw de pouvelr fH^"*'*) tttwemrm retirées. — I^e Bel tk'tt pas centre elles de rcsseatlmeat. — > Béflemlea sar Tesprlt de ▼enseaace. — > Méeesslté de ■laliiteBlr l'anierlté sevveraUie.
Le texte B signalait (p. 399-400) quelques désordres dans la justice et certains empiétements et conflits de Juridiction, sans y attacher une importance, sans leur attribuer une place con* sidérable. Pellissoo en prend occasion de faire une sortie trèsvive (autant que le permet son ton toujours solennel) contre la prétention des compagnies à placer leur autorité en faeedecelle du trône. Entre 1661, Tannée des Mémoires où vient figurer cette réflexion, et Tannée 167 1 où écrit Peilisson, nommé tout récemment mnttre des requêtes ou tout près de Tétre, et empressé à payer ou à mériter une faveur royale, la souveraineté des compagnies avait souffert bien des atteintes, sans qu'elles eussent fait cependant une bien ferme résistance à la couronne. N'est-ce pas le ressentiment des débats engagés au
•eia de la comniission mixte) formée de conseillers du Roi et de membres des compagnies, au sujet de l'ordonnance civile de 1667 et de Tordonnance criminelle de 1670, qui provoque ici les plaintes rétrospectives de Louis XIV par la plume de Pellisson?
Il fallait par mille raisons, même pour se préparer a la réformation de la justice qui en avait tant besoin , diminuer Tautorité excessive- des principales compagnies qui, sous prétexte que leurs jugements étaient sans appel , et comme on parle, souverains et en dernier ressort , ayant pris peu à peu le nom de cours souveraines, se regardaient comme autant de souverainetés séparées et indépendantes. Je fis connaître que je ne souffrirais plus leurs entreprises.
Et pour en donner l'exemple, la cour des aides de Paris '...
Aussitôt après ^ je leur Qs encore mieux entendre mes intentions par un arrêt solennel de mon conseil d'en haut. Car il est bien vrai que ces compagnies n'ont rien à ordonner Tune à l'autre, dans leurs divers res* sorts réglés par les lois et par les édits. Et cela sufiisait autrefois pour les faire vivre en paix ; ou , s'il survenait quelques différends entre elles, surtout dans les affaires des particuliers, ils étaient si rares et si peu embarrassés de procédures que les rois eux-mêmes les terminaient d'un seul mot, le plus souvent en se promenant, sur le rapport des maîtres de requêtes, alors aussi en trèspetit nombre, jusqu'à ce que les affaires s'augmeatant