‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 217 sur 280 · V. p. 4M, note i · texte numérisé non relu

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COMPAGKIRS DE JUPlCATtlRB nB^tHIBS DOCILES. 439

ààùs l6 royaume, et la chicane encore plus que les affaires, ce soin a été principalement confié au chan* celier de France , et au conseil des parties dont je vous ai déjà parlé, qui doit nécessairement être bien autorisé pour régler ces compagnies entre elles sur leur juridiction , et même pour les autres affaires dont nous jugeons quelquefois à propos, par des raisons d'utilité publique et de notre service, de lui attribuer extraordinairement la connaissance du fond, en Tôtant à ces compagnies qui ne la tiennent elles-mêmes que de nous. Cependant, par cet esprit de souveraineté, dans les désordres du temps, elles ne lui déféraient qu'autant que bon leur semblait, et passaient outre, tous les jours et en toutes sortes d'affaires, nonobstant ses défenses , jusqu'à dire assez souvent qu'elles ne reconnaissaient pour volonté du Roi qtie celle qui était dans les ordonnances et dans les édits vérifiés.

Je leur défendis à toutes en général, par cet arrêt, d'en donner jamais de contraires à ceux de mon conseil \ l'autorité que je leur avais confiée n'étant que pour faire justice à mes sujets, et non pas pour se faire justice elles-mêmes : qui est une partie de la souveraineté tellement essentielle à la royauté, et tellement propre au Roi seul , qu'elle ne peut être communiquée à nul autre.

Dans la même année, mais un peu plus tard , car je n'observerai pas si précisément Tordre des dates ^, en une certaine affaire des finances sur tous les greffes en

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