RESPECT POUR LE ROI, AU LOIN, EN PORTUGAL
leur répondit de son canon ; mais pour le pavillon, il ne voulut ni le baisser comme eux, ni seulement le frôler : de quoi les Espagnols étonnés ne se plaignirent en aucune sorte ^ Ils firent même plus^. Gar^ ils abandonnèrent les Berlingues, qui sont deux tles situées avantageusement à Tembouchure de cette rivière, quoi-* que le duc de Beaufort n*eût fait aucune contenance de les attaquer, et qu'il ^ eût même positivement refusé de le faire, n'ayant point ordre de moi ^ d'agir hostilement contre les sujets du Roi d'Espagne. De la part des Portugais, il fut reçu avec tout honneur possible ^' Et je ne fus pas fâché qu'ils vissent en cette occasion que ce n'était pas l'Angleterre seule qui pouvait mettre des vaisseaux en mer. Ma flotte ^ y fit quelque séjour, parce que j'avais envoyé par trois ou quatre endroits différents, qui portaient ordre exprès à mon amiral de ne point revenir que la reine de Portugal ne fût arrivée, ayant intérêt non-seulement de voir terminer le mariage de cette princesse, mais encore de ramener en sûreté les vaisseaux que je lui avais prêtés.
1. A : « ftirent sans doute pea conteots, mais iU n'en osèrent pourtant rien témoigner. »
3. A : « lis firent une autre chose qui marquait davantage leur éton* Dément. •
3. A : « Car 8*étant auparavant saisis des B..., ils les abandonnèrent aussiUM.»