‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 25 sur 280 · A : « avee tout l'honneur et toute la joie possible · texte numérisé non relu

A : « avee tout l'honneur et toute la joie possible

7. A s « Mon amiral fit là quelque «éjioiir, parce que Je lui avais donné ordre de... •

56 SUPPLÉIIENT AUX KÉIIOIKBS DE 1666.

En marge des dernières lignes du texte A (t. ITI, f* 44 t®), on lit cette observation, qui est on renseignement pour le rédacteur.

Pourquoi les E... {Espagnols) pe Tattaquèrent pas après le départ des Français.

U s*agit sans doute de la reine de Portugal {mademoiselle de Nemours) qui a tant tardé à arriver auprès du misérable époux que la politique de Louis XIV lui donnait. La suite de notre texte C (t. I, p. 182) explique en effet comment le duc deBeaufortne put pas attendre indéfiniment qu'elle se montrât dans les eaux du Tage avec la petite flotte, composée de sept vaisseaux , qui l'amenait de France.

N* 13. — V. t. I, page 184, note 1.

iHOleiillé d^étf^vetto p«vr U Jeneilom «e la a«Ue rvjale

aTee le« HLoUandal*.

Le texte C, outre les réflexions oiseuses, supprime des faits qui ont perdu de leur importance. Lorsqu^au mois d'août 1666, la jonction de la flotte du duc de Beaufort avec celle des Hollandais semblait imminente, les mesures à prendre à ce sujet devaient tenir une certaine place dans le Journal du Roi, et dans la première rédaction des Mémoires. Mais comme cette jonction n'eut pas lieu, on a pu depuis négliger les incidents dont elle avait été l'occasion. La phrase du texte C signale jseulement les difflculiés qui la retardèrent, et « le règlement qui en fut fait par un traité particulier, à la réserve du salut de l'amiral, pour lequel même, dit LouisXIV, j'avais

DIFFIdTLTÉ D'ÊTfQUSTTE AVEC LES HOLLANDAIS. 57

donné mes ordres secrets dont mes gens se passent servir sui- Tant le besoin. » Le Journal du Roi (V. 1. 1, au bas de la p. 54) est plus explicite: • M. de Bellefons, commandé depuis plus d*un mois pour on dessein secret, est parti dans la nuit du 21 au 22 d'août. 11 revint le V^ du mois suivant et fut entendu au conseil le 2«, où était M. de Turenne. » Le texte A des Mémoi* res (28e cabier, t. III, f* 46-47) mentionne ce voyage. M. de Bellefons reçut une double mission assez délicate : si les Hollandais avalent leur susceptibilité légitime, il n'était pas plus fiacile de faire entendre au duc de Beaufort que ses pouvoirs d'amiral de France avaient des limites. Louis XIV cbercbe à satisfaire ses alliés, en tout ce qui ne touche pas à ses prétentions à la prééminence; il fait d'autre part un véritable sacrifice pour que M. de Beaufort ne soit pas mécontent. Dans rédition de 1806 (t. II, p. 221-222), est reproduit le texte A sans aucune espèce de correction.

La négociation ayant été commencée d'abord par lettres , j'avais envoyé depuis Bellefons en Hollande pour la continuer ; et lorsque le duc de Beaufort arriva dans mes ports, il n'y avait plus rien à régler que le salut qui lui devait être fait par la flotte hollandaise. L'amiral Ruyter prétendait que, après avoir fait le premier salut, on le devait resaluer de la même manière ; mais cela étant peu important avec des gens qui n'étaient pas en mesure de contester avec moi, j'avais donné pouvoir à Bellefons de s'en accommoder avec eux le mieux qu'il pourrait.

Telle est la fin de phrase qu'on lit d'abord sur le Msc. Elle a été efifocée, et une main, qui parait être celle de Louis XIY, en caractères très-irréguliers, ténus et allongés, écrit, à la plaee de : « j'avais donné... » ces mots tout simples et personnels : « je l'aurais aUément terminé, •

D'ailleurs, pour leur faire plaisir en tout ce qui dépendait de moi, j'avais donné ordre dans tous mes ports que Ton y reçût leur flotte marchande, qu'ils attendaient alors avec grand empressement, envoyant même au-devant d'elles plusieurs petites barques pour l'en avertir, afin qu'elle vint mouiller dans mes havres avec plus de confiance. Et pour dire en un mot, je n'avais rien oublié de tout ce qui pouvait en cela servir soit à l'avantage particulier des Hollandais ou au bien de notre cause commune.

Ce fut encore pour ce même sujet que j'envoyai Bellefons, qui avait arrêté avec eux les articles de la jonction, dans le vaisseau du duc de Beaufort, afin qu'il l'en pût informer plus exactement, et j'ordonnai de plus qu'il demeurât près de lui durant toute cette campagne, au lieu de Du Terron, que j'avais auparavant résolu d'y envoyer comme intendant.

Les cinq derniers roots sont reroplacés, de la même main que ci-dessus, peut-être de la main de Louis XIV, par ceuxci : « ... choisi pour cela. >

Car, quoique Terron eût déjà très-bien servi sur mes vaisseaux en qualité d'intendant, je ne voulus pas l'y renvoyer parce que le duc de Beaufort avait pris quelque jalousie contre lui, estimant qu'en une occasion de cette conséquence, il n'était pas à propos de donner matière à des démêlés qui pouvaient divertir l'un et l'autre de l'application qu'ils devaient avoir à mon service.

Le Msc. (A, f» 47-48) offre à la suite cette plirase,deux fois répétée, deux fois effacée :

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