‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 27 sur 280 · Cette phrase est ajoutée en marge · texte numérisé non relu

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qu'une faute ne fasse pas oublier plusieuks services. 63

particulier a ses limites au delà desquelles elle ne se peut pas étendre. H est des fautes auxquelles ils sont portés par des intérêts si puissants que leur force ^ n'est pas capable d'y résister. Il en est d'autres qu'ils commettent seulement par imprudence, et peut-être même il en est qui ne sont en fait causées que par le hasard, quoique dans les circonstances qui paraissent à nos yeux les plus criminelles.

Pour apprendre à excuser les autres, observons- nous nous-mêmes, et n'étant responsables qu'à nous de nos propres actions, voyons s'il ne nous est pas souvent échappé de faire le contraire de ce que nous avions résolu. Ne croyons pas qu'un homme qui a failli une fois ne puisse plus bien faire. Au contraire, il est souvent arrivé aux gens de coiœage que le souvenir d'une faute passée leur a fait faire des actions surprenantes de vertu ^. Et^ en perdant ceux qui nous ont une fois fâchés, nous perdons tous les services qu'ils auraient pu nous rendre dans le repentir d'une première faute.

Cette réflexioD , considérée isolément, n*est pas sans un certain mérite d'exposition; elle est tournée avec art, et fait honneur à son auteur qui peut bien être M. de Périgny. Nous avons sans doute sous les yeux une première minute : i*ortlu>graphe est assez vicieuse pour qu'on soit en droit de le supposer.

1. On lit d*ibord : « yerto, • mot changé sans doute à caoBO de Tad' (fitkni de la phrase précédente.

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