‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 273 sur 280 · Id eommence la troisième section · texte numérisé non relu

Id eommence la troisième section

APPRNniCI!. III. 573

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C'est en 1714 que le maréchal deNoaiUes, Adrien Maurice, le mari de mademoiaelle d'Aubigné, nièce chérie de madame de Maintenon , reçnt de Louis XIY les papiers manuscrits qu'il déposa à la Bibliothèque du Roi en 1749 : ces papiers contenaient les Mémoires pour Tinstruction du Dauphin. Quinze ans après, en 1739, parurent simultanément deux ouvrages étrangers Tun à Tautre , mais qui remettaient en souvenir, comme nous l'avons dit (Y. 1. 1 l'Étude sur la composition des Mémoires), les Mémoires du Roi : la Vie de Montausier, par Nicolas Petit, et les Lettres historiques de M. Pellisson. Une coïncidence plus singulière et moins fortuite peut-être sera remarquée entre le dépôt que fit en 1749 le maréchal de Noailles des papiers qu'il avait dans les mains depuis trente-cinq ans (deux recueils , chacun de 3 vol. in* folio ^) et la publication la même année de l'ouvrage posthume de Pellisson qui donne en 8 vol. in-l2 l'histoire de Louis XIV Jusqu'à la paix de Nimègue. Le maréchal gardait encore par« devers lui deux gros cartons manuscrits in-4<», les seuls pré-

1. On soppoM que le reetteil qui porte le n* 23S1 du S. Pr. Blbl. imp. (3 f ol. in-r) a été remit, comme le n« 2280 (3 vol in-^), par le maréchal de Noailles. Toaiefoit, la table qui eU en tète du 1" toI. de 2281 ne se rapporte qu'aux matières traitées dans les 3 vol. du n** 2280. Elle est donc là singulièrement placée.

cisément où se reconnaisse récriture de Pellisson. Il semble que M. de Noailles ait vonlu témoigner en 1749 que d'antres que Pellisson, l'historien de Louis XIV^ avaient travaillé aux Mémoires du Roi, notamment pour les années 1666 et 1667 qui sont les plus abondantes.

Voltaire est le premier qui- ait fait usage des papiers déposés à la Bibliothèque, non qu'il soit venu puiser à cette aooice précieuse pour s'y instruire à fond sur une époque importante du règne de Louis XIV , mais parce qu'il a dû à la libéralité du maréchal de Noailles la communication (en copie sans doute) de deux morceaux du recueil. La première édition fin Siècle de LonU XIV ^ qui parut à Beriîn en 1751 soosie Bpm de M. de Fram^beviMe, conseiller auliqoe de Sa Majesté, et membre de I* Académie royale des sciences et belles-leltrs de Prusse (2 vol. iD-12), ne contient encore aucun fragment des Mémoires. C'est au mjlieu de l'année soivapte q» Voltaire écrit au maréchal (de Potsdam, 2$ juillet i7S2), pour le remercier de son beau présent, en lui promettant ât garder reUgleusemeut le secret. « Mon dessain est d'iosém dans le chapitre de la vie privée de Louis XIV tout le xs^- Cfiau détaché où ce monarque se rend compte 4 luiméme de sa conduite. Cet écrit me parait un des plos b^au? <M>ottments de sa gloire : il est bien pensé, bien fait, et montre sa esprit Juste et une grande âmie. Je vous ayoue que je serais d'avis de ne donner au public qu'une partie des instmctioBi de Louis XIV au roi d'Espagne : le commencement n'est reoipli que de conseils vagues et de maximes d*un grand-père pto* tôt que d'un roi. » Les instructions dictées en décembre I7<^ par Louis XIV, qui n'pnt pas leur place dans notre travailjsoot

nous avons tiré les pag^s autographe^ sur les deyoirs do roi et sur le caractère de Pomponne qui ferment la série de oos textes. On a plaisir à comparer la première édition du SiecU de Louis XI V aux suivantes, et à voir comment les citations

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