‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 274 sur 280 · NOTICE BIBLIOGRAPHIQDB SUR LES MÉMOIRES · texte numérisé non relu

NOTICE BIBLIOGRAPHIQDB SUR LES MÉMOIRES

nouvelles s'ajustent aux idé^s et aux faits déjà recueillis, exposés par Voltaire. Il u'a rieo changé à ce qui précède et à ce qui suit. Les deux morceaux avaient leur place comme désignée à l'avance entre ces deux'phrases (eh . xxvi de la 1 ^ édit. ; ch. XXVIII des autres) : i * « Le Roi s'exprimait toujours nohiement et avec précision, s'étudiant en puhlic à parler comme 4 agir en souverain ; lorsque le duc d'Anjou partit pour aller régner en Espagne, il lui dit pour marquer l'union qui allait désormais joindre les deux nations : Il n'y a plus 4e Pyrénée^. » S"" « Louis XIV avait dans l'esprit plus de justesse et de dignité que de saillie ; et d'ailleiurs on n'exige pas qu'un roi dise des choses mémprableç, ro^is qu'il en fasse. >

L'attention étan^ portée sur Louis ^IV , on recherc)^ , on publia tout ce qui venait de lui. En 17$4, une nouvelle édition fut donnée à Grenoble (1 vol. in-12) des traductions qu'il avait faites, jetant enfant, du premier livre des Comm/sntaires de César spr la gnerre contre les Suisses ou Helvètes (cetravajl avait parn ^p 165}, in-f*à l'imprimerie roya|e}. En 1755, les le{ttr/Qs de Louis XIV, recueillies par M. Rose, secrétaire du cabinet, furent éditées par M. Morelly (pldimbonrg). Peu de temps après, le maréchal de Noailles remit à la Bibliothèque royale les cartons in-4*' qui contiennent les manuscrits de Pellissoi^ pour Tannéie l|S6l , et les copijBS de ses manuscrits pour l'année 1668 : une note de la main de l'abbé Sailier, garde de la bibliothèque, atteste que ce dépôt eut lieu le 6 septembre 1758 en présence d'un autre garde, H. Melot. L'abbé Sailier mourut en 1761. D'où avait-il eu certaines copies qui complètent l'année 1661, et qui donnent une partie de l'année 1 662 ? C'est ce qu'on ignore. Ces copies passèrent de ses mains dans celles de l'abbé Soucbay, censeur royal, éditeur des GEuvres mêlées de Pellisson. En 1767, un an après la mort du maréchal de Noailles, un anonyme, l'abbé d'Olivet à ce qu'il paraît, qui en 1729 avait continué T/Twtoire de VAcadéfniejrançai$e de Pellisson, donna au public

576 APPENDice. iir.

une partie des textes de PellissOD dans an Recueil d^opus^ cales littéraires, tirés, disait-il, d*ttn cabinet SOrléans (AiDSterdam, chez Van Harrevelt, l vol. iii-13). Un seol des quatre opuscules publiés nous intéresse : c'est « le discours de Louis XIV à Monseigneur le Dauphin par M. Pellisson.* L'éditeur déclare que la minute tout entière de la propre main de M. Pellisson se conserve à Paris à la Bibliothèque du Roi. « Nous avons suivi ici, dit-il, une copie où se trouvent quelques légères corrections qui ne peuvent venir que de l'illustre auteur. » Ce discours de Louis XIV, c'est le livre i, etla section F* du livre ii des Mémoires de 1661, que Pellisson a revisés. Bans ce volume in-12 de 1767, le texte occupe 93 pages. On voit que l'éditeur signale c quelques légères cat' rections. > Ruihière , composant ses Eclaircissements sw Is révocation de l'édit de Nantes, qui parurent en 1788, rmuqua non-seulement des changements de forme, des modifications apportées aux phrases du texte manuscrit, par réditeor de 1767, mais des altérations plus graves, des falsificatioBS) dans différents passages où il est question des protestanb. c Le manuscrit, dit-il S avait passé par les mains de trois abbés (Sallier, Souchay, d'Olivet), et je ne sais auquel des trois il faut attribuer la faute de Tavoir falsifié. » L'éditeur des Œuvres de Louis XIV ( 1806, 6 vol. ) relève dans son Avertissement ( t. I, p. 32 ) ces réflexions imprimées par Ruihière en 1788 : « On a retranché (en 1767) tout ce qd inculpe le clergé catholique, tout ce qui tend à justifier les novateurs. On y a substitué des choses toutes différentes et

1. M. Cil. Read, ud des membres les plus actifs de la SociéU de X^ toire du protestantisme français, a trouYé à la Bibl . imp. (Msc. S. Fr. 403<9 une copie faite de la main de Ruihière^ du passage des Mémoires de t661i qui traite des protestants. Ruihière avait souligné les passsges fslMfl»» et a donné en marge pour chacun d*eux ia variante qu'on lit dans l'édition do 1767. La phrase que nous transcrivons est en tète de ses oiwsrwKW matinales. Nous avons utilisé cette copie (Y. p. i63-457].

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