II
Et en vérité , il n'y a pas de vraisemblance que les saints personnages qui dans les premiers siècles étaient élevés aux dignités ecclésiastiques, ayant accoutumé de se retrancher la plus grande partie de ce qui servait à leur subsistance pour le donner aux pauvres, eussent voulu souffrir qu'en possédant le tiers ou le quart d'une province, oÀ eût rejeté sur les familles voisines ce qu'ils devaient porter des charges, afin de les rendre plus riches et pkis puissants.
Le rédacteur oublie la forme donnée au dernier alioéa, et il continue l*énuméraUon de ses raisons comme s*il avait écrit tout récerameut ces mots : « on peut leur faire comprendre
é que ce qu'ils donnent une fois en cinq ans n'égale pas la taille que porte chaque année une seule province * \ qu'ils peuvent d'autant plus contribuer aux nécessités publiques qu'ils ne sont point chargés en particulier du poids des familles, et que môme leur profession les doit éloigner du luxe qui cause la plus grande partie des dépenses de la noblesse ^
qu'enfin , quand cette contribution serait considérée comme un devoir envers le prince, il n'y a personne qui s'y dût croire plus justement obligé qu'eux, puisque, outre les droits de la naissance qui les attachent comme les autres en quahté de sujets envers leurs princes, il est certain qu'en général ils sont redevables aux rois seuls des privilèges qui les exemptent de toutes sortes d'impositions, et qu'en particuUer la plupart tenant de notre
1. Ces lignes, à moilié rongées par la reliure en haut du {*215t% sont tiiCTées.