SUITE DE CETTE RÉFLEXION
choix le titre de leurs bénéfices et tous les avantages qu'ils possèdent, les devoirs de la reconnaissance les devraient comme obliger envers leurs bienfaiteurs. »
Tel est l'ensemble du premier brouillon X, qu'aucune des rédactions suivantes n'a dédaigné. La plupart des idées ont été conservées, mais présentées dans un ordre différent ; il y a sur le texte A quelques suppressions et additions, dont ne s'est pas douté l'éditeur de 1806. Le texte A, avec peu de cliangements, est devenu notre texte définitif, le texte C (V. 1. 1, p. 208-212 et les notes). Il est facile d'apprécier les différences qu'ils présentent avec le texte qui est vraiment de première main.
Empruntons au texte A deux parties de développement, sur lesquelles on a passé une barre pour annoncer qu'on en faisait le sacrifice; elles méritent de reparaître au jour. La première est tout à fait nouvelle, le germe n'en est même pas dans le brouillon X. Dans la seconde, c'est une idée du texte X qni est reprise, retournée et exprimée un peu autrement.
Voici comment la première est amenée. Le rédacteur A vient de dire (Y. 1. 1, au milieu de la p. 21 1) :
Les droits qui se pei'çoivent sur les biens du clergé sont établis d'aussi longtemps que les bénéfices, et nous en avons des titres qui se sont <îonservés depuis le premier âge de la monarchie.
Il continue (Msc. t. II, f 306-806) :
Lesquels ( titres ) font voir que , dans toutes les occasions de ce temps-là, les évoques aussi bien que les barons armaient à leurs frais un certain nombre d'hommes pour le service de l'État. Ce qui se pratiquait avec tant
d'exactitude que si par leur graod âge ou par quelque autre infirmité le prince les en dispensait, ils payaient a ses trésoriers les sommes auxquelles était évalué leur armement. Il est vrai que le pape Boniface YIII s'efforça de dépouiller les souverains du droit'qu'ils avaient sur le temporel des ecclésiastiques, voulant s'attribuer à lui seul toute la juridiction* Mais il fut bientôt obligé de perdre cette pensée à Tégard de la France *, et rétractant la première bulle, il fut contraint de déclarer par une seconde qu'il n'avait prétendu nous imposer sur cette matière aucune autre nécessité que celle d'en user en conscience, conformément au besoin que nous en aurions : condition qui n'est pas plus essentielle en ce qui regarde les biens d'Église qu'en ce qui touche ceux de nos autres sujets. Et ce qui fait voir combien la prétention des papes eut en cela peu d'effet, c'est que, depuis qu'elle a paru, non-seulement Ton est demeuré dans les mêmes termes où Ton était, prenaht, Suivant le besoin, sur les ecclésiastiques , même jusqu'à la moitié de leurs revenus. Maison a passé plus avant et Ton a quelquefois fait à leur égard ce que Ton n'aurait pas fait aux laïques, les contraignant d'aliéner une certaine portion-de leurs fonds sans les avoir auparavant constitués débiteurs, ni les avoir mis en demeure de payer aucune somme.
Il est vrai que, dans le cours ordinaire des choses, on a permis souvent aux ecclésiastiques de fixer librement dans leurs assemblées la somme qu'ils doivent fournir
Suit alors le quatrième point, recommandé au prince. Tout le dé\eloppemeDt sur ces titres historiquesétant barré même