TEXTES NOUVEAUX A CE SUJET
aa texte A, on a voukien retenir l'idée parane phrase gêné* raie qui est écrite à la marge do f* 305 v<» et qu'ont conservée les textes B et G :
Les papes mêmes qui ont voulu dépouiller les souverains de cette autorité, pour s'en rendre les seuls arbitrées, ont établi notre droit en voulant l'affaiblir, puisqu'ils ont été contriiints de se rétracter précisément de leurs prétentions à regard de cette couronne.
Le'développeroent historiqne étant supprimé, il était naturel de modifier la phrase qu'on lit bientôt après (A, t. U, P 307 ro) :
Il n'y a pas besoin d'histoire, de titres, ni d'exemples.
Le rédacteur a effacé le mot : « d'histoire. » Il est reproduit ^pendant par le texte B.
Quant à la seconde partie des réflexions étendues que présente le texte A (Msc. t. II, p. 307-308), ce n'est qu'une révision, un corrigé curieux, à ce titre même, d'un fragment du texte X, qui est donné plus haut (Y. p. 81). La phrase du déhut contient seule une idée nouvelle. Le morceau est placé , par le rédacteur , tout à la fin , et comme couronnement de ses vues générales sur les biens du clergé.
Les décharges et les immunités qui leur ont été accordées de tant de diverses impositions par les ordonnances du prince sont autant de raisons qui les doivent persuader de l'autorité qu'il a sur eux et sur tous leurs biens, puisque Ton ne saurait douter que de charger pu de décharger ne soii un effet de la même puissance.
Mais si Ton voulait même approfondir la première ori* gine de ces privilèges, on trouverait peut-être que d'abord ils n'ont pas tant été donnés à la dignité du ministère qu'à la pauvreté des ministres de ce temps-là, dont la plupart, ne subsistant que par les aumônes des fidèles, ne semblaient pas être en état de payer les tributs publics. Car il n'y a pas de vraisemblance que tant de saints prélats qui employaient souvent en charités ce qu'on leur donnait pour leur propre subsistance, eussent voulu s'emparer seuls du tiers ou du quart d'une province, à condition que ce qu'ils eussent dû porter de charges sur ces grands biens eût été rejeté sur de misérables familles, sur des veuves, et sur des orphelins desquels une bonne partie du peuple est composée.
Il y a dans ces pages une certaine âpreté de jugement contre le clergé trop opulent qu'on n'ose pas dépouiller, et une tendresse apparente pour Je peuple, dont le roi absolu peut invoquer les intérêts afin d'avoir plus de droits à courber sous la loi commune une classe privilégiée. La lecture du texte définitif C laisse en cela la même impression que les rédactions antérieures X et A. Louis XIV n'est pas fâché de parler un peu haut et fort au clergé.
N» 20. — V. 1. 1, page 224, note 1 .
I^e Roi aeeiMe des alliés {Us Suédois) poar élader
leurs demander.
Louis Xiy fait reproche au sénat suédois de régler toutes ses résolutions sur l'intérêt présent (V. t. î, p. 221 ). A-t-ll