‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 42 sur 280 · Cette phrase manque an texte A · texte numérisé non relu

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96 SIIPPLÉMBNT AUX NÉMOiaËS DE 1666.

puisse douter qu'un sou veraio ne doive prendre un soin extrême de savoir absolument tout ce qui se fait de son temps.

Mais pour moi je fis encore alors une réflexion plus étendue \ et je me persuadai qu'il était beau d'être informé de tout ce qui s'était fait de remarquable dans les temps même les plus reculés. Je considérai que la con* naissance de ces grands événements, étant digérée par un esprit solide ^, pouvait servir à fortifier sa raison dans toutes les délibérations importantes; que l'exemple de ces hommes illustres et de ces actions singulières que fournit Tantiquiié pouvait ' donner au besoin des ouvertures très-utiles soit aux affaires de la guerre ou de la paix, et qu'une àme naturellement belle et généreuse, s'entretenant dans l'idée de tant d'actions héroïques, était toujours de plus en plus excitée à la vertu ; et que^ ceux qui ont quelque droit de prétendre à cette immortalité que rhistoire peut donner doivent être bien aises de voir de quelle manière elle parle des autres.

J'avais oui dire que tous les héros de qui la gloire a passé jusqu'à nous étaient parfaitement instruits dans les belles-letires et qu'ils devaient une partie de leurs belles qualités aux réflexions que l'étude leur avait fournies.

1. A, la phrafle supprimée tout à l'heure reparaît : « Car je crus que ce n'était pas assez pour un prince qui serait distingué de ses pareils de saTotr tout ce qui se passe en son siècle, mais qu'il fallait être informé...»

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