‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 43 sur 280 · UTILITÉ DES BELLES-LETTRES ET DE L'HISTOIRE · texte numérisé non relu

UTILITÉ DES BELLES-LETTRES ET DE L'HISTOIRE

Sur cette page primitive( f^ 146 ûu U l), les trois deroiers alinéa qu'on vient de lire, tout au moins les deux derniers, et la fin du précédent dont nous n'avons pas le commencement, sont biffés comme inutiles ou à refaire. 11 est remarquable que le texte  les ait au contraire gardés avec peu de changements. Sur ce texte A , une phrase complémentaire est ajoutée en marge :

Et particulièrement, dans le désir que j'avais de me rendre savant en Tart de la guerre, je croyais qu'il me serait très-utile de voir dans les originaux ce qui s'y était pratiqué dans chaque temps.

La suite du texte X, que nous allons donner, ne figure pas au texte Â. L'idée première de la réflexion est abandonnée : il ne s'agit plus de l'utilité générale de l'histoire, mais de Tapplicalion qu'un prince en peut faire à l'appréciation de la louange ou du blâme dont il est l'objet. 11 semble que la phrase : c. ceux qui ont quelque droit de prétendre àTimmortalité... j» ait mis sur la voie du développement suivant :

Mais je voyais de plus, que quand ce ne serait que pour Toir au vrai ce qu'un jour on pourra dire de nous, il était bon de voir ce qu on disait à présent de ceux qui nous ont précédés. Car entin un prince qui a un peu plus de bon sens et de délicatesse que le commun, est en certaines rencontres fort empêché de juger de la louange et du blâme s'il ne voit en pareil cas ce qu'on a dit de ses pareils.

Ce qu^il entend dire par ses courtisans lui est suspect de flatterie, ce qu'il entend dire par ses envieux lui est suspect de malignité. Il ' n'oserait croire ses propres

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