I. Celle phraae est biffée au Msc. (î* lU
08 SDPk>LÉMBNT AtX BËMOIRES DE 1666.
sentiments : il a peur qu'ils ne soient prêtons par IV mour-propre, et U ne croit pas s*en devoir rapportera ce qu'on dit de lui durant son règne. Il sait que ceux qui parlent d'un souverain vivant en parlent presque toujours selon leur intérêt ou leur passion plutôt que selon leur pensée
Les uns, qui attendent leur fortune de lui, ne disent jamais rien que pour lui plaire, et les autres que sa conduite a blessés ne cherchent qu'à ternir sa réputation.
Les uns font passer quelquefois pour vertu et les autres pour défaut ce qui ne Test pas en effet. Et s'il se rencontre quelqu'un par hasard qui soit juste estimateur des choses, il est malaisé dans le nombre des autres de le reconnaître pour ce qu'il est. Si bien que dans celte obscurité nous ne pouvons apprendre avec certitude ce que le monde doit approuver ou condamner en nous, si nous ne consultons les histoires célèbres des autres siècles, qui, comme juges désintéressés, prononcent sur les actions présentes en prononçant sur celles du passé, et, portant jusqu'à nous les applaudissements que tous les peuples ont donnés à la vertu, nous encouragent insensiblement à la suivre.
Les idées exprimées dans oftte page sont comme résumées dans diverses phrases mises à la marge :
On apprend même à connaître les autres.
On voit des courtisans
Ce qu^ nous cachent ici parMt là tout à découvert.
Les phrases qu'on va lire sont des essais (f 147*1 48) qui ont été soccessivement biffés :
MÊME POim JOGBR DB U LOUàMGB fiT W BLAVB. 99
llab, à dire le yrai, il n'était pas malaisé, en raisonnaDl snr cette matière, detoir qae cette application était belle et utile. Toute la difficulté n'était qu'à pouToir en trouver le temps.
Cette phrase annooee les soivmites :
Car ce n'était pas une petite résolution à moi qui étais déjà surchargé de tant de soins ^ différents : en sorte que, prenant après cela sur chaque jour les heures absolument nécessaires pour l'entretien de la vie, il ne me demeurait presque pas un moment dont je pusse disposer. Mais enfin, voyant que déjà par mes travaux passés j'avais mis une telle netteté dans mes affaires, que je pouvais avec liberté disposer d'une bonne partie de mon temps, et d'ailleurs le plaisir m'étant beaucoup moins considérable que la gloire, je résolus de prendre sur mon divertissement les heures nécessaires à ce travail. Un seul scrupule m'embarrassait, qui était que j'avais queU que manière de pudeur, étant dans la considération où j'étais dans le monde, de redescendre dans une occupation que j'aurais dû prendre de meilleure heure.
Tout ce développement est barré, et on le refait d'une manière définitive, si bien que le texte A a copié, avec peu de changements, les phrases que voici :
Mais je voyais de plus que c'était une chose importante a ma réputation, dans le ra,ng que je tenais parmi les hommes, de n'être pas privé des connaissances qu'un