Oo ut d*abord (^ 148) i « fondUont
100 SUPPLÉMENT AOX KÉMOIRBS DB 1666.
hoDnôte homme devait avoir ^ que c*ét^t véritablement une espèce de honte de rentrer si tard dans cette étude, mais qu'il valait encore mieux apprendre tard que d'ignorer toujours ce qu'on était obligé de savoir. Je me souviens même d'avoir vu louer un de mes prédécesseurs de ce qu'étant venu a la couronne sans savoir seulement lire ^ il n'avait pas négligé pour cela de s'appliquera l'étude.
Enfin, dans cette délibération, la difficulté n'était pas de savoir si la chose était bonne en elle-même, mais elle était à prendre la résolution de l'exécuter^. Cependant, remarquant que par mes travaux passés j'avais une telle netteté dans mes affaires et m'y étais acquis une si grande facilité, que je pouvais disposer d'une bonne partie de mon temps, je crus qu'il serait beau de donner à cette occupation ce que j'aurais pu donner à mon plaisir.
Ce dernier alinéa est un renvoi au bas du P 148. Il anDuto, ce me semble, une autre phrase écrite à la suite de l'alinéa précédent, phrase qu*on aura trouvée trop simple , et qu'on aura voulu amplifier. La voici :
Et je me résolus à donner certaines heures fixes à cette nouvelle application , comme j'aurais pu faire à Tune de mes plus importantes affaires.
Au texte A, on lit cette phrase en marge :
Et dans la résolution où j'étais de commencer une
1. A y 00 lU : « par la faote de son éducation ; » pais : « par la négligence ou par la Jalousie de son père. » ?. Cette phrase n'est pas an texte A.
DIFFICULTÉ QOB LE HOI K BOE A S'iIfSTROIRB. 101
Douvelie guerre aussitôt que mes affaires le permettraient, je voulus me servir du loisir qui me restait, pour avancer, autant qu'il se pourrait, cette louable entreprise.
Le texte X se termine par des phrases gardées à peu prè3 par le rédacteur du texte A :
J'ai voulu vous informer de ce détail pour vous faire comprendre avec quel soin vous devez étudier pendant que vous n'avez aucune autre occupation, puisque, dans le temps où j'en étais le plus chargé je n'a> pas cru me pouvoir dispenser de repasser sur les choses que j'avais regardées auparavant avec trop de négligence.
La dernière, conservée aussi au texte A, est écrite à la marge du f* primitif 149 :
Tandis que Ton est enfant, l'on éonsidère Tétude comme un pur chagrin ; quand on commence d'entrer dans les afiàires, on la regarde comme une bagatelle ' qui n'est d'aucune utilité ; mais quand la raison ^ commence à devenir solide, on en reconnaît l'importance , et on ressent un cuisant et juste chagrin d'ignorer des choses que savent tous les autres.
Le texte A, qui a rendu ailleurs l'idée exprimée dans ces derniers mots, termine ainsi la phrase :
*.. l'on reconnaît enfin, mois trop tard, combien il