‹ Mémoires de M. de CoulangesChapitre 20 sur 46 · D E M A D A MF D F, S É V I G M · texte numérisé non relu

D E M A D A MF D F, S É V I G M

souhaitez, je pouvoia voua rendre quelques -i r\ iees à ma fantaisie. Il me parbtt que vous éies toujours Port aimé ici, et que l'on compte sur vous à la fin de vos engagements. On n&usa mandé de tontes parts beaucoup de bien dé votre pupille; il est bien fait, il est joli', il eSt savant ; je me le représente fort agréable. Nous avons eu i< i quatre ou cinq heures M. son père ; il ne voulut point se coucher, et parti; à minuit par un froid à mourir; car je vous avertis que l'hiver est plus cruel i< i qu'en nul autre lieu. Je n'écris plus à madame de Vins que j aime et que j'estime au dernier pointnous nous aimons dans le silence en madam< de Grignan. M. dé Grignan n'a plus de fièvre en forme, mais sa convalescence est d'une langueur et d'une longueur qui nous fait mourir d'ennui (i) ; nous nous en prenons à la saison. Je vous conjure, mon cher monsieur, de souhaiter pour moi une heureuse année à M. de Pomponne. Ah! cVst à lui, c'esl à uni mérite comme le sien que l'on devrôit souhaiter ce

(i) Madame de SéVigteé Ëcrivdil à BusSy le 12 juillet 1G91 : «Nous avons passé l'hiver à Grignan, ^.m- « aune chagrin que d'y voir te maître de la maison ma- « lade d'une fièvre dont le quinquina a ou toutes les p i- «nés du monde à le retirer, tout quinquina qu'il est « Entin il est fjue'ri. •

que vous m'avez souhaité; vous savez comme je suis pour cet homme admirahle. Faiteslui doue ma cour, et ne doutez jamais, vous, mon cher monsieur, de la suite de mon estime et de mon amitié. Ah ! quelle plume ! je m'en vais l'écraser (i).

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