DE M. DE POMPONNE
, depuis dix années, deux fois prêl à vous laisser pour passer dans un autre monde, et me présenter, avec très peu de préparation, devant le terrible jugement de Dieu. Comment pourriez-vous donc être fâché maintenant . que, par une laveur si particulière,, il m'inspire la résolution d'aller faire pénitence dan- un désert, «m je ne penserai plus <juà fléchir sa miséricorde, en attendant cette dernière heure d où dépend notre bonheur ou notre malheur pour une éternité? Voilà, mon Jils, ccquej'avois à VOUS dire; je VOUS l'ai dit aussitôt que Dieu m'a fait la grâce de prendre cette résolution pour l'exécuter fidèlement. Joignez, je vous prie , vos prières aux miennes, afin qu'elles réussissent pour mon salut; et croyez quêtant plus à Dieu que jamais, je vous aimerai aussi plus que jamais (i).
(i) J'ai cru devoir faire connoître cette belle lettre, comme un supplément précieux aux Mémoires d'Arnattld d'Andilly. Il se retira au bout de six mois à Port-Royal» de»-Champs. (A \yez ses Mémoires, IIe partie, pag. 128.}
Du cardinal M azarin à M. de POxMPOnne,
A Cadillac, ce 16 juillet 1659.
Monsieur,
Vous vous feriez tort et à moi aussi , si , après vous avoir témoigné autant d'estime et d'affection que j'ai fait, vous croyiez que je vous eusse abandonné dans la poursuite d'une affaire que vous aviez à cœur. Il est inutile que je m'étende sur les raisons qui vous ont empêché d'obtenir l'agrément que vous souhaitiez^), puisque vous les savez aussi bien que moi, et je vous avoue que j'y ai trouvé tant de fondement que je n'ai pu les combattre , outre que je laurois fait inutilement. Mais vous ne devez pas croire que cette exclusion s'étende à tous les autres établissements aux-
(1) M. de Pomponne avoit demande' l'agrément du roi pour la charge de chancelier de M. le duc d'Anjou, duc d'Orléans après la mort de Gaston de France, et frère de Louis XIV. ( Voyez la lettre suivante.)
!)1 M. DE POMPONNF..
quels vous pourriez songer, et je tous assure que quand il se présentera occasion de nous en procurer quelqu'un «le plus considérable encore que celui-là', pourvu <ju il ne -v pencentrepàs de circonstances qui obligent .1 .i\ eir autant de circonspection, je L'embrasserai a*i èe chaleur et vous ferai connoitiv à quel point je suis, île.
Du mérite au maréchal de I-aiif.rt(i)
Saint-Jean-de-Luz, 25 août i(5.ïq.
Monsieur,
Je vous ai déjà mandé plusieurs fois rpir non seulement je ne trouveroi- jamais mauvais
(i) Abraham «le Fabeft, ni.m -elial ùV Frtnce, mort le 17 mai Oit")-. Arnanlil (FAndillv éYeil fferenvi «>n ami
à la retraite </<- Mayence en i635. «Ce nu dans ce der- «nier voyage, «-lit M. d'Andillj dans ses Mémoires, que
■ je fis ane ainum >i étroite avec II. «!<.■ 1 . beri,. . cyoe |e
« ne pomiuis , ?.m> ma n <| n ci <!<• 1 econnotssan< ■■■ . m t point «parler île lui... Je me contenterai d>- tln<- que nul autre « n'a mieux fait tounoiue La réritt «Je cette belle parole
que vous me parlassiez des intérêts de vos amis , mais que cette qualité leur serviroit toujours dune puissante recommandation auprès de moi, parceque je sais que vous ne la donnez qu'à des gens de mérite. Après cela je vous dirai ingénuement, sur le sujet du sieur d'Andilly fds, que c'est une personne pour qui j'ai de l'affection et de l'estime, et qu'il a grand tort de croire que je lui aie été contraire dans l'agrément qu'il sollicitoit pour la charge de chancelier de Monsieur, parceque j'ai tâché de l'y servir, mais j'ai rencontré une grande opposition dans l'esprit de la reine, à qui diverses personnes de piété, qui ont l'honneur d'avoir quelque accès auprès d'elle , avoient représenté fortement que quand M. d'Andilly n'auroit aucune teinture des sentiments de M. Arnauld, ce qui étoit problématique , il n'étoit ni de la bienséance, ni de la délicatesse de sa majesté de souffrir qu'on établît dans une charge si considérable , auprès d'un prince comme Monsieur, le fds d'un homme de la réputation du sieur Arnauld , que tout le monde tenoit pour le chef d'une nouvelle se-
« d'un ancien ; qu'il y a un certain degré de mérite si « élevé , que l'envie même la plus furieuse n'ose entre- « prendre d'y donner atteinte.» (Mémoires d'Arnauldd'Andilly, 1734, IIe partie, pag. n4)
DE IL DE POMPON H E. /fil
cte(i). Je ?oua avoue que j'ai trouvé cette considération si juste que je n'ai pu me résoudre à la combattre ^\<-i- opiniâtreté; outre que je sais que je l'aurois fait inutilement. Cependant la reine ne donne |>a- audil sieur <! An- <lil!v l'exclusion pour toute sorte d'emploi : et pourvu qu'il en désire d'autre nature, comme ceux qu'il a déjà eus 2 ,jesuis assuré que leurs
(i).b' ne publie cotte pièce que pour faire voir la jusde < <■ que dit madame de Sévigné dans .sa lettre du 8 décembi e 167g: « Un homme me disoif l'antre jour : «c'est on crime que sa signature, et je dis, oui : .un crime pour eux de signer et de ue signet pas. I signature de Pomponne rappeloif Bans cess< à Louis XIV li s préventions qu'on avoit inspirées à la reine sa mère contre la famille des Arnauld. On ne peut se dissimuler qu'elles prenoient leur source dans la hahie (pie les je'suites portoient aux personnes de ce nom, à cause d'Antoine Arnanld , père de M. d'Andilly. Ce célèbre avocat
pron m devint le parlement de Paris, le 1? juillet 1
un plaidoyer qui lut suivi de L'arréJ qui ordonna que les jésuites seroient bannis du royaume. (Voyez V Histoire universelle </u président de Thon, tom. XII, pag. 2 \ \ et 335, cdit. in- j " de i;34) Les opinions du docteur \i 1 nie Arnauld, et la liaison de M. d'Andilly avec l'abbé de Saint-Cyran n'avoient pas été de nature à faire oublier cette circonstance.
(2) M. de Pomponne avoit été nommé intendant de Casai dès l'année i0.\\; le roi, par lettres en 17 janvier 1644 1 W donna l'entrée dans »es conseils; il Fut ensuite eb irgé *\cs négociations de Piémont, et il devint intendant des anfcées de Naples et de Catalogne.
majestés y consentiront , et je m'emploierai très volontiers auprès d'elles pour les lui procurer: pour celui-ci, il est absolument impossible qu'il y réussisse ; si M. Arnauld a de la douleur de servir en cela d'obstacle à la fortune et à la satisfaction de son fils, il ne s'en doit prendre qu'à lui-même , d'avoir affecté d'être à la tête de ceux qui ont voulu introduire et soutenir une opinion condamnée par le pape, dont la constitution a été reçue non seulement par le roi et par l'assemblée générale du clergé de France, mais par toute l'église. Je suis bien fâché de ne pouvoir faire en cela ce que vous souhaiteriez, mais je m'assure que vous ne m'en croirez pas moins, monsieur, votre très affectionné et très yéritable serviteur.
Le cardinal Mazarin.
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De M. de Pomponne h M. Arnauld-d'Andilly.
Ce 4 février 1661.
M. le cardinal [Mazarin) se trouva avant-hier beaucoup plus mal qu'il n'avoit été; son enflure
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etSOU oppn — ion au;;mentci en! (« Mit (I Ulicoup,
<l< sorte qu'hier manu il recul le viatique, et l»;ni;i ii ses gens comme un homme oui alloit
Jimurir. Il doBOa ordre que I <>n tint I e\tn nie
oiHiii.n prête, <i lit tout («Il avec beaucoup de fermeté. Le roi le vit le matin et oui di\ eft entretiens avec lui, autant que son mal le permettoit. Sur Les dix heures le- médecine, mu virent l'extrémité ou il étoit, lui donnèrent le vin cinétique. L'opération a été grande et duroit encore aujourd'hui: elle la dégagé et lui a rendu des forces qu'il a depuis presque toujours employées à travailler. Ce matin même il a «ciit deux heures durant (le sa main; l'on croit que ce sont des instructions pour le roi. Son enflure quoique diminuée continue toujours, et cette après-dînée il avoit le visage même enfle. Enfin c'est un homme qui s'en va. Il envisage la mon Fou constamment, et veut paroître mourir chrétiennement. 11 vit hier M. .loly, qn il avoit déjà envoj ,: quérir une autre fois; mais la chose s est passée en conversations. Cependant il distribue les grâces. Je vous ai mandé la distribution qu'il avoit faite des éVêchés. Il a donné le gouvernement d'Anvilliers à Oadagne (i), Maricmhnui
(i) LouU d'Hostun, «lit de Ga îagn* c m l i de V. rdaa.
Le maréchal de Tallari <tr>it de cette maison.
Vallavoire (i), le Castelet à Bellefonds (2). Il n'a pas encore donné les abbayes qui sont vacantes. Il laisse un fonds pour établir une académie dans laquelle seront élevés des gentilshommes de quatre nations : Espagne, Italie, Allemagne et Angleterre (3). Il achète pour cela les places de la Grenouillère , qui sont de l'autre côté des Tuileries (4). Le roi témoigne
(1) Auguste de Vallavoire, en faveur duquel la terre de Vaux fut érigée en marquisat du titre de Vallavoire , par lettres du mois de novembre i652. Il devint lieutenant-général des armées du roi, et mourut sans laisser de postérité. Son titre passa à son frère.
(2) Bernardin Gigault, marquis de Bellefonds, maréchal de France en 1668.
(3) M. de Pomponne ne parle de la fondation du collège des Quatre Nations que d'après les bruits qui commençoient à s'en répandre. Il ne fut fondé qu'un mois après, par acte du G mars 1G61. Le cardinal voulut que soixante gentilshommes de Pignerol , des états du pape , d'Alsace , de Flandres et de Roussillon , y fussent nourris et élevés gratuitement. ( Voyez l'acte de fondation et les lettres-patentes du mois de juin i665, qui le confirment dans tout son contenu, tom. IV de X Histoire de Paris, de dom Félibien , pag. io,5 et suivantes.)
(4) Le collège Mazarin a été construit sur des terrains vagues, auxquels on joignit l'emplacement de l'hôtel de ftesle. On détruisit alors la tour de ce nom située sur le bord de la Seine , et l'un des derniers vestiges de la clôture de Philippe-Auguste. Elle a été gravée par Callot. {Voyez la Notice sur les anciennes enceintes de Paris, par M. Ramond du Poujet, Paris , 1818, pag. 20.)
r»r. |f. dk POMPONNE. 4^5
toujours plus d'amitié pour lui, el lui eu donne des marques par celle qu'il témoigne à cause de lui au duc Mazarin ( i ). Enfin <m n a jamais conservé la toute-puissance plus ayant dans la mort.
Du même au même.
Ce 7 mars 16G1.
M. le cardinal tire depuis ce matin à sa fin, et ne passera [>;i~ apparemment cette nuit ou la matinée de demain. Il a encore distribué des grâces aujourd'hui. L'abbaye de Cercamp à M. de Brienne , une autre à M. Le Tellier et une à M. de Lyonne. Il a donne des diamants à M. le prince, à M. de Tureune, à M. le maréchal de Gramont, et il a donné à ce dernier 100,000 livres qu il lui devoit. 11 a fait donner à M. de Noailles la survivance de
(1) Armand-Clin 1rs de La Porte, due de La M /leraie , grand-maître de L'artillerie, épousa, le trier 1661, Hortense Mancini, e! tut. ainsi qu institué légataire universel du cardinal, et nommé duc •le Mazarin. CYtoir un des hommes les j'Iu* ridicules de son siècle.
sa charge pour son fils : voilà une grande exclusion pour M. de Ghandenier (i). MM. le surintendant {Fouçuet), Le Tellier et de Lyonne sont ceux en qui il a recommandé au roi de prendre créance sur les affaires. Il lui a parlé avec grande estime de M. le prince (2) , qui assurément tiendra une grande place dans le conseil , aussi bien que MM. de Turenne et de Villeroi (3). Il meurt avec une très grande fermeté; il a fait venir M. Joly (4) auprès de lui, à qui néanmoins il n'a pas trop ouvert sa conscience , quoiqu'il veuille rendre l'âme entre ses mains.
(1) François deRochechouart, marquis de Ghandenier. Les causes de sa disgrâce ont été développées dans îa note de la lettre 61 5 de madame de Sévigné.
(2) Le grand Condé.
(3) M. de Pomponne étoit bien instruit ; tout ce qu'il dit est d'accord avec le récit de madame de Motteville. «La reine-mère, ce même jour-là (3 mars), me fit l'hon- « neur de me dire que Le Tellier , le procureur-général « Fouquet et de Lyonne étoient destinés , non pas pour «gouverner, mais pour servir le roi. Elle me parla du «< maréchal de Villeroi comme d'un homme qui aimoit « l'état, et avoit de la capacité, mais qui étoit foible. Elle croyoit néanmoins qu'il seroit du conseil , ce qui ne fut pas. (Mémoires de Motteville, tom. VI, pag. i3.)
(4) Claude Joly, curé de Saint-Nicolas- des-Champs, né en 1G10, mourut en 1678. On a de hii des prônes estimés >
DE M. DE POMPnWi. /j6y
Du même au thème.
A Paria . ce g mars i
Enfin M. le cardinal est mort ce matin entre deux cr dois heures; il étoit à l'agonie depuis hier matin et «1rs avant-hier il avoh prié le roi d<> no plus le voir, pour ne plu- >onger qu'à mourir. Il a été exposé sur son lit, vêtu de ses habits de cardinal, et j'ai été lui donner de l'eau bénite comme 'les autres. Son corps doit demeurer dans la sainte chapelle de Vincennes , jusqu'à ce que le collège qu'il Fonde et qu'il l'ait appeler (\c* Conquêtes soit l>âti. On doit y entretenir des gentilshommes d'Artois, de Roussillon, d'Alsace et de Pignerol, toi nations conquises. 11 laisse &00,OO0 an* pour cela. Il est mort entre les mains de M. Jo!v . qu'il avoit fait venir pour l'entretenir de cb de pieté ; car sur ce qui étoit de sa conscience et sur quelques affaires dont il lui voulut parler, il lui dit de lui parler seulement des choses de l'autre monde; qu'il avoit donne ordre
à celles de celui-ci et à sa conscience (i). Ces entretiens vaudront apparemment un évêché à M. Joly, et l'on parle de celui d'Évreux qui est vacant depuis hier. Il aura prié le roi de reconnoître l'assistance qu'il lui rendoit (a).
Il meurt sans contredit le plus riche sujet qui ait jamais été : ce qu'il laisse de hien va à 4o millions (3), dont il en avoit i3 en argent monnoyé, à Vincennes dans son logis; il y en a encore à Brissac , à Stenai et à Brouages , sans ce qu'il a en Italie. On ouvrira son testament dans deux jours; il ne manquera as sûrement pas d'être disputé par ses autres neveux, qui ne pourront souffrir la profusion avec laquelle il a enrichi le grand-maître (4). Il laisse ses diamants , des tableaux et des meubles au roi ; il a donné de la vaisselle d'or , quelques
(1) Il avoit pour confesseur ordinaire un théatin» ( Voyez les Mémoires de Motteville , tom. VI, pag. 19.)
(2) M. Joly fut nommé à l'évéclié de Saint-Paulde-Léon , en Basse-Bretagne. Il passa ensuite à l'évéché d'Agen.
(3) Avec cette fortune prodigieuse , dont l'énormité accuse l'illégitimité, Je cardinal étoit de l'avarice la plus outrée. Madame de Motteville dit que pendant sa maladie, lorsqu'il ne pouvoit travailler, il s'amusoit à peser les pistoles qu'il avoit gagnées , afin de ne remettre au jeu que les plus légères, (tom. VI, pag. 6.)
(4) Le nouveau duc de Mazarin, grand-maître de l'aitillevie.
DE M. DE POMPONNE. àT,(J
bagues et une tapisserie s Monwei r : tout cel i vaut. bien [00,000 li\.; deux diamants à la reine-mère, un à M. le prince, un a M. de luronne , deux <>ti troi> de [5,000 liv- ■' M- I'"
maréchal de Grau t, avec nue promesse
de 100,000 liv. <|u il lui devoit. Il ne B'esl point souvenu «1»- M. le maréchal de Villeroi(i), et n'en a point parle an roi pour le même dans les affaires. Les seuls ou il lui ait nommés sont MM. le procureur général ( Fouguet), Le Tellier et Lyonne. Le roi se déclare fort <le vouloir suivre ses avis et de prendre lui-même connoissance de ses affaires. Il a ordonné a M. le chancelier de ne rien sceller . et aux secrétaires d'état de ne rien signer sans son ordre. Il e I le seul, ou au moins celui qui paroît le plus touché de la mort de son éminence. M. de Mercœur (2) est nommé cardinal; il aura la plus grande partie dc< bénéfices, dont le cardinal a laissé au roi la faculté de disposer, conformément toute lois à ses in-
(1) II avait été gouverneur do Louis XIV, et son fils ta été tir Louis XV.
(2) Louis, «lue df Vendôme et de [ r-fils nature! île Henri IV, ..-, où épousé, le \ février 1 Laure .Muni u, nièce du cardinal Mazarin. Elle mourut à L'âge de vingt-un ans, le 8 févriei 1 ~ ! dm de Mereœur, crée cardinal le 7 mars 1O67, mourut à Paris le G août iCOij
tentions. Le roi prend demain le deuil; il est revenu de Vincennes avec la reine, que Ion croit toujours grosse. Voilà les nouvelles d'aujourd'hui qui sont assez grandes, et nous voilà dans un nouveau pays. M. le procureur général et M. Le Tellier paroissent fort unis ; j'espère qu'ils le seront toujours; c'est leur intérêt.
L'on disoit aujourd'hui par le monde que le roi d'Angleterre (i) faisoit venir de Flandres une demoiselle de Conflans de bonne maison , qu'il a épousée, et dont il a deux garçons. La reine d'Angleterre dit fort que ce bruit est faux , mais elle n'en seroit pas la mieux instruite.
Du même au même.
(Paris.) Ce mardi matin 4 février iGG5.
Nous arrivâmes hier à bon port, et nous eûmes tout le temps qu'il nous falloit pour arriver encore de jour. Je trouvai madame Lad-
(i) Charles II ttoit remonté sur son trône en 1660