I)F M. DE POMPONNE
« heus !S intrigues, desquelles j«' ne vous entr< tiendrai point. Je finis irons -nul. ait, nu toutes sortes <K- bonheurs.
Louise-Marie Iîi ine.
■:• De M. de Pomponne à. M. d'ândilly.
A St<>< k.,Irn , ce 1 1 décembre 1666.
Je réponds à vos derniers billets , et je corn* m. !n e par ce qui m'a toui bé davantage. Vous jugez assez, sans que je vous Le die, que c'est le commencement de ^ os mémoires. Je ne puis /. vous témoigner L'extrême obligation que je vous en ;ii, et combien, à cette beureque la fatigue en est passée . j ai «le joie que vous avouiez vous-même la raison que j'ai eue <lo vous en supplier (1). Mes enfants connoîtront
(0 M. <î' Atnlilly dit ru ( oimm m ;ui1 g< - \'
que ii". 1;. . mi pu résister aux instances si pressantes que ! 11 a faites son fils de Pomponne d'écrire quelque chose d< ~.« \\o qui pûl servir à ses enfants, pour l< a exciter à la verte par tlts exempt* - domestiques , il s'est enfin résolu à lia donner cette satisfaction.
5û6 LETTRES
de qui ils sont nés, et il ne tiendra qu'à eux, s'ils veulent avoir du mérite et de la vertu, d aspirer à ces biens héréditaires de leur maison. Je les ai lus diverses fois; plus je les lis, plus je les trouve agréables et admirablement écrits. Je n'y vois rien même qui me paroisse à corriger; et quoique je veuille faire les observations que vous me demandez, je ne me prépare pas à un grand travail. Le seul défaut que j'y trouve , est que cet écrit est trop beau , et que c'est dommage qu'il soit renfermé dans le secret d'une seule famille. Il le faut toutefois ; c'est un trésor qui ne doit enrichir que
ceux qui portent le nom d'Arnauld (i)
En vérité , je ne puis assez vous dire combien j'espère que le présent que vous faites à vos petits-enfants leur sera utile. Je prétends bien leur en faire un semblable quelque jour; et afin qu'ils ne se flattent pas d'une sotte vanité d'avoir eu un père ambassadeur, je leur ferai voir avec quelle peine, quelle fatigue et quelles traverses j'ai travaillé toute ma vie à combattre, par une conduite honnête , et par une application continuelle à bien faire ce qui m'a été confié, une des plus malheureuses fortunes du monde. Il sera difficile qu'ils aient toutes
(i) Les mémoires d'Arnauld-d'Andilly ont été publies far l'abbé Goujet , en i~o\>
nr. If. i>i POMPONNE. S07
< hoses pins contraires que je ne lésai eues, et ce sera à eux à les démêler par leur vertu. Je vous renverrai ce mémoire dans peu de temps avec les remarques. ( cependant j<' n ous en rends encore un million de grâces très humbles , et je ne sais si vous êtes de mon sentiment , mais il nie semble que vous n'avez rien fait qui vous doive satisfaire davantage
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Vu même au memr.
A Stockholm, ce 8 janvier 1G67.
J'ai recule cinquième paquet des memoires , et je vous renvoie le quatrième, .le n'ai plus besoin de vous en dire mon avis, car j n'aurois qu a vous rappeler les mêmes louanges dont je les trouve tous les jours plus dignes, vie n'y vois rien à ajouter, ni rien à retrancher, et je vous dis encore que le seul défaut que j'y trouve, c'est qu'ils sont trop bien écrits, tant ils peuvent donner de tentation de les Caire voir, et tant il importe (puis soient rési rvés pour votre seule famille. Tour la lettre de
5oS LETTRES
M. d'Angers (i) que vous m'avez envoyée, je ne suis pas seulement de son avis touchant mon frère (2) , mais je vous en prie. Et tout ce qu'il a fait lorsqu'il portoit l'épée, et son changement de profession y doit être marqué ; comme il est l'aîné de votre famille , il semhle que ce soit aussi celui dont vous devez parler davantage. Si vous descendez jusqu'à nous en particulier dans ces mémoires , il auroit sujet de sentir vivement que vous l'eussiez oublié; ainsi, non seulement je crois absolument nécessaire, mais je vous supplie encore très humblement de parler de lui en une manière qui marque votre amitié, et qui fasse voir un jour à vos petits-fds qu'une des plus grandes bénédictions d'une famille , c'est lorsqu'un père se loue de tous ses enfants. Avouez seulement qu'il y a en cela quelque ressentiment , car je sais bien que vous conviendrez assez qu'il n'en faut point avoir. Je vous serai infiniment redevable si vous voulez lui ôter ce déplaisir (3).
(1) Henri Arnauî cl , évêque d'Angers, frère de M. d'Andilly.
(a) Antoine Arnauld, abbé de Chaumes, le fils aîné d'Arnauld-d'Andilly.
(3) On ne connoit pas le motif qui avoit pu indisposer M. d'Andilly conlre son fils aine; mais on aime à voir avec quelle chaleur M. de Pomponne plaide la cause de
DE M. L)K l'O.Mi ' 5oo,