‹ Mémoires de M. de CoulangesChapitre 36 sur 46 · V/X »X\.-»%^-VX»»>»«»»>«.XX«»»»»V»»X«»X»»V»XX«»»»»»»A · texte numérisé non relu

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Du nie/ ne au me me.

A Stockholm , 1 c 1 .") 1 mvirr 1667.

Je vous renvoie Le cinquième paquet <le vos mémoires , après vous a\<>ir renvoyé pont tuellement tous les autres; j'espère qu'ils seront retournes aussi sûrement qu'ils étoient venus.

son frère II écrivoit enc< . !•• j septem-

bre il I h frère m. 1 mande qu'il Faisoil état de

m venir ceUe automne a Paris pour tenir F«nenon(' . J'ai .. a m.>:^ supplier, en ce < 1-. de vouloir le ti

■ bien que voua auriez fait autrefois, et de ne lui rendre

. le - '"m de !'< mponne tl omme il le

■ trouvera -.m~ doute si vous lui t< moipnez «le !.» froideur.

■ Ji> souh titerois qu'il se jn>i .i« 1 ommoder avec noi

■ au lien «!<' j<>i<.', il n'y trouveroil que <Ir la douI<

■ vous lui faisiez mauvais visage. Je vous supplie très «'humblement, non pas tant de vous contraindre, que

gir naturellement en ne gardant rien sur l<- ca ur. »

(*) Catherine / krna «1*1 . qui époai 1 , le i3

Jean-Baptiste CobSert , marquis de rorri I 1 b< I sur les muta clt'i\ uu ]l 1 tard, te dm -

mademoisselU LadVo< it, marié< depuis 1 Vin» [Mémoires de Toi . Mit paru

5lO LETTRES

J'aurois des éloges continuels à vous en faire, si je vous en disois toujours mon sentiment ; car en vérité plus je les lis, plus je les trouve beaux: rien ne peut être mêlé plus agréablement de toutes choses curieuses, ni mieux écrit. Je me confirme toujours que j'ai eu un grand mérite à vous les demander, et que ce sera un trésor d'une grande utilité pour vos petits-enfants, et nati natorum ; car plus ils vieilliront , plus ils leur seront avantageux.

J'ai reçu à ce sujet une lettre de mon frère, qui les admire , et qui loue fort la pensée que j'ai eue de vous supplier de les écrire. Mais il me témoigne une sensible douleur de Voubli ( qui est le mot dont il se sert , à ce qu'il dit , pour ne rien dire de pis) avec lequel vous l'y avez traité, ayant parlé de tous nous autres , sans vous souvenir de lui (i). Il témoigne que cette affectation pourra peut-être étonner tous ceux qui le connoissent; et comme il ne doute pas que ce ne soit le Fre (2) qui en est cause ,

(1) Arnauld-d'Andilly n'a parlé dans ses mémoires, avec quelque étendue , que de M. de Pomponne. Il indique ensuite M. de Luzancy, et il ne dit pas un mot de son fils aine. Il n'y avoit alors qu'une partie de cet ouvrage de composée, car on voit à la dernière page des mémoires imprimés , qu'ils furent terminés à Pomponne le a5 juin 1667.

(2) On lit cette abbréviation dans la lettre originale.

/< [. H. DE POM PONIfE. 51 I

et qu'il a le cœur percé de I ment que

vous faites paroftre pour lui, il finit par ce vers , après avoir exagéré votre vertu et l'ait voir votre colère :

Tantcene animis calestibus Ira ?

En vérité, si je n'avois poinl déjà vu que vous lavez fait, et que j'espère que noms le ferez <!<■ même, sur son changement de condition, et dans toutes les rencontre- <jui se présenteront de parler de lui, je vous en supplierois encore. Rien ne seroit d'un plus mauvais effet, non seulement à son égard, mais aussi à celui de mes enfants, qui ne connoîtroient pas assez a quel point il a plu à Dieu de vous bénir dans votre famille. Comme je suis assure que vous ne lui avez point oté votre amitié, rendez-lui-en , je vous conjure, toutes les marques : laissez Dieu juge de ce qu'il a fait, puisqu'il n'appartient qu'a lui d\in pénétrer le mouvement; et (pie rien n'affoiblisse s'il vous plaît les sentiments que vous avez toujours eus pour lui (i).

(i) ï.;il»lu: Arnrutld a garde un respectueux silence sur la froideur que ><>n père lui témoignent; ce mot lui

ment échappé*: «On (.eut dire que !<■:> nouvelle! .. amitiés avoienl toujours en lui quelque préfèrent

incienne*. I! esl aisé de jug< ■ par I i que b< - enfanta n et. iicut pas ce qu'il aimoit le plus. a [Mémoires, Impartie, paG. 2.)

Du même au même.

A Stockholm, re 12 février 1667.

Il y a un mois qu'âme vivante n'est passée du reste cle l'Europe en Suéde, et nos lettres de tout ce temps attendent au-delà des Bells et du Sund que les glaces leur permettent de les passer.Yous jugez quel agrément c'est pour un pays que la correspondance de ses proches et de ses amis rend seulement supportable. J'en suis dans l'ennui que vous pouvez croire; mais comme l'hiver est extrêmement diminué, j'espère que je recevrai tout d'un coup ce qui auroit fait ma joie de quatre semaines.

IN'ayant nulle affaire, dans une si grande stagnation de commerce, j'ai eu plus de temps pour achever ma relation. Elle est presque finie , et la plus grande joie que j'aurois seroit de vous la pouvoir envoyer. Mais on n'est pas maître de hasarder de telles choses. Yous y aurez quelque jour une belle occasion de vous venger des chicanes que je vous ai faites sur

DE M. !>r: POMPONNE. 5l3

Ji eph , et je m'attends • te \ ous ai

trop de raison - de me ! t lilL r «m: ; mssi

est-ce mon coup d ar je

crois !;i pouvoir nommer ainsi, tant je la trouve longue, <'i tant elle u ai [ i ur-

tanl mis que ce qui est d ■ ma □ gociation , ou <|ni \ a rapport, ou que j'ai pu : dans

lc.^ lel très des c qui j".ii < or-

mce. Je suis persuadé qu elle ne vaudra rien, et que, pour la mettre en * '■ t . ; r de la donner, il en faudra ôter les deux tiers; mais au moins m'a-t-efle occupé pendant bien «les heures <'ù je n'aurois su que faire, et j'en retiendrai mieux tous les intérêts donl j]ai eu connoissaoce. Je la 1

cela je ne la veux plus revoir que je n < a aie besoin, afin de l'oublier et d < a mu ■ nOÎtl iau's, <pie je ne commis déjà que

trop, Je vous assure : • ce petit I rebuteroit terri bien* rire, qu

aurois envie, tant je vois de peine à Ben

tirer (i).

Comme cette lettre n arrivera auprès de vous qu'au commencement du e . ai . j •

vous félicite du retour du soleil i eaux

jours. Je voudrois bien que le niien Les su, vît

(i) Cotte relation de rambassade de M. de I'omponne n'a pas été publiée.

5l4 LETTRES

bientôt, mais c'est à quoi je ne vois pas lieu de prétendre. Je vous salue très humblement, et mon frère (1) avec vous.

Du même au même.

A Stockholm, ce 26 février 1667.

L'éclaircissement que vous souhaitez que je tire de l'opinion des Grecs et des Moscovites, sur les questions que vous m'avez envoyées , ne pouvoit venir dans un temps où je fusse plus proche de vous en donner de fort authentiques. H y a plus de sept mois que M. de Lyonne m'envoya un papier que M. l'abbé de Moissy lui avoit donné, dans lequel il exposoit les sentiments de l'église catholique, des luthériens et des calvinistes touchant l'Eucharistie, et me prioit, s'il étoit possible, de savoir au vrai , par les évêques de Moscovie eux-mêmes , à laquelle de ces trois confessions ils s'attachoient. J'eus recours à M. le grand-chancelier de Suéde, pour me faire lier

(1) M. de Luzancy.

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