VI
Après avoir reconnu la nécessité de ces réformes^ on les exécutera avec une persistance et une volonté inébranlables.
II est indispensable qu'une marche assurée remplace l'irrésolution qui ôte au gouvernement sa force et sa considération, en le jetant dans un dédale de contradictions et d'inconséquences.
Une administration sagement organisée ne laissera plus Paris, les provinces et même les dépositaires du pouvoir à la merci d'une bureaucratie despotique et tracassiôre.
Le roi sera bien servi, quand ceux qu'il emploie verront le triomphe de leurs intérêts dans l'accomplissement de leurs actions et de leurs devoirs.
Que la Charte soit la loi de tous les temps ; et qu'elle ne serve plus à réclamer, tantôt l'arbitraire, tantôt les idées libérales, suivant l'intérêt du moment.
Remplir strictement nos engagements envers les étrangers, c'est les mettre en demeure d'accomplir leurs promesses. La loyauté doit présider à tous les traités; la paix est le premier des biens, dans la situalion de la France; mais il ne faut pas qu'on oublie le poids de son épée dans la balance où se pèse la destinée des nations. En la voyant pacilique, il faut qu'on pense à ce qu'elle pourrait être encore, si elle cessait de l'être; il faut qu'une armée lui donne l'attitude qu'elle doit conserver aux yeux de l'Europe : le repos dans la force.
L'homme, avant d'être soldat, appartient à sa famille ; aussi c'est elle qui doit 1 élever. Devenu soldat, il appartient au gouvernement, et c'est lui qui doit se charger des institutions propres à lui ouvrir toutes les carrières