‹ Mémoires de M. de La Rochefoucauld, duc de DoudeauvilleChapitre 30 sur 112 · M. LE DCC DE RICIIKLIEL · texte numérisé non relu

M. LE DCC DE RICIIKLIEL

fausse si, auteur de la loi d'élection, il faisait iminédialement partie d'un ministère dont le programme porterait en tête le changement absolu de cette loi ; et M. Mole ayant déclaré que ses antécédents ne lui permettaient pas de viser à une influence dans le parti royaliste, M. de Richelieu reconnut avec douleur toutes les difficultés de sa position. Il fît encore quelques efforts pour composer un cabinet tout nouveau, pris dans les hommes du centre et de la droite; puis, voyant l'impossibilité de faire accorder tant d'opinions divergentes, il a adressé au roi une dernière et définitive démission, fondée sur l'impossibilité où il se trouvait de former une administration qui pût présenter à Sa Majesté et à la France une garantie, dans la crise où l'on se trouvait.

Il a ajouté que le roi devait reconnaître la vérité de ce qu'il lui avait 'dit avant son départ pour Aix-la-Chapelle, et de ce qu'il lui avait répété, depuis son retour, qu'il n'était pas propre à la conduite des affaires intérieures, et que sa mission était finie au moment de la conclusion des négociations avec les étrangers.

Le nouveau ministère est enfin formé.

La partie libérale du conseil a complètement triomphé. M. Dessoles est président du conseil, M. de Serres garde des sceaux, M. Decazes, ministre de l'intérieur, le baron Portai, de la marine, le baron Louis, des finances.

M. Decazes, libre enfin d'agir dans le sens où le poussent ses convictions, ou plutôt ses engagements, a commencé par faire remise aux ex-conventionnels des peines prononcées par la loi du l'2 janvier 1816. Un grand nombre de préfets ont été destitués et rem-

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