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elle soutient les intérêts des peuples, en même temps qu'elle défend les droits des rois; elleétayele trône et assure la légitimité; enfin la religion seule peut arrêter cet horriJDle torrent de la révolution, fléau destructeur qui marche constamment depuis vingt-cinq ans, brisant et renversant tout ce qui s'oppose à son passage. Quel doit être l'effroi des révolutionnaires, c'està-dire de ces gens qui ont servi dans tous les partis, n'en connaissant qu'un, celui de leur intérêt personnel; qui veulent détruire tout principe, espérant par là qu'il n'existera plus de devoirs! Ils sentent qu'il est devenu absurde de nier l'existence d'un Dieu; mais ils ne veulent point de religion parce que la religion impose des devoirs, parce qu'elle ordonne d'obéir nu souverain légitime et rend fidèle à la foi jurée.
Voilà les gens qui, de tous les côtés de la France, se sont réunis pour former, contre la Chambre, un parti puissant. On y parlait le langage de la religion, celui du véritable honneur: le premier les faisait frémir; il allait réprimer leurs désordres; le second leur était inconnu; ils comprenaient seulement que ce langage condamnait également leurs principes destructeurs de tout principe, et leur conduite en opposition avec tous les devoirs.
On osait, à cette Chambre, défendre les intérêts des peuples; ils n'avaient su régner qu'en les comprimant. Ils affectèrent de mépriser ceux qu'ils ne poursuivaient avec autant d'acharnement que parce que, malgré eux-mêmes, ils étaient forcés de les respecter.
Tout fut employé pour perdre la Chambre de JSJ.") dans l'esprit du public. On la calomnia, ne pouvant attaquer directement ses intentions; on affecta de je-
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ter du louche sur plusieurs de ses membres; on en accusa d'autres d'ambition, ajoutant que cette ambition les dirigeait seule vers la tribune. On chercha à les diviser; mais, ici, les efforts furent vains; ils voulaient tous également le bien et restèrent unis.
Notre amour pour le roi était un amour éclairé r nous voulions qu'il tirât toute sa force des institutions; qu'il fût porté et soutenu par elles sans qu'il pût jamais les détruire.
La Charte nous a été donnée par le roi, et nous avons été conséquents et soumis, en nous y rattachant invariablement. Ceux qui nous en font un reproche eussent préféré nous faire un crime de nous en être écartés. Nos ennemis réunirent à leur parti les acquéreurs des biens nationaux qu'ils s'efforçaient, eux-mêmes, d'effrayer sur nos intentions, comme si nous avions pensé qu'il fut jamais possible de revenir sur la vente de ces biens. Au premier retour du roi il eût fallu ne pas en dire un seul mot; et, alors, tout se fût arrangé sans que le gouvernement s'en mêlât. Les acquéreurs eussent préféré même faire quelques sacrifices pour posséder librement et tranquillement des biens qui risquaient fort de perdre toute leur valeur. Il en fut autrement : le passé n'est plus à nous; le présent seulement nous est donné pour préparer l'avenir. Il est impossible de revenir sur ces ventes; mais on aura beau faire pour ne pas inquiéter ces nombreux acquéreurs, et beau dire pour les rassurer, ils ne seront jamais tranquilles, tant que l'on n'aura pas Irouvé moyen de dédommager les anciens propriétaires.
On a reproché à plusieurs députés l'exagération de
leurs discours; mais il est injuste de la confondre avec la sagesse et la vérité des opinions de la majorité. Parler de légitimité était un crime irrémissible aux yeux de ceux qui se servent du roi pour saper la royauté, et qui prennent d'avance leurs mesures pour éloigner du trône l'héritier lé<yitime.
Indigné des calomnies répandues dans les journaux contre la majorité de la Chambre de 1815, je fis, en son nom, une profession de foi que; je crois devoir rapporter ici.
l'ROFESSlON DE FOI U'UN DEPUTE DE LA CHAMBRE