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45a GRISE MmiSTERIELLE.
y auratk ea aussi place pour eux. : GanixerGii ait eom» merce ^ el Persil à la Cour de cassatioti.
Cependant la crise ccmiiDaani à Paris , le Roi prit efifin le seul parti qui convenait , le seul qu'il: aurait du prendre dès le principe y pour arriver eonstitotioi^nellettieftl à la formati<m d'un ministère, et sortir de l'impasse ou il s'était placé.
Ait lie» de s'en mêler lui-inéme, de se commettre avec l'un, avec l'antre y de brouiller les individus entre eux, et peut-être d'en indisposer quelques-uns contre hii y il prit le parti de charger le maréchal Soult de composer un Cabinet.
Celle fms, du moins, voilà une grande illustration, m Président du Coi^eil, un véritable dief de Cabinet, recrutimt pour son compte, aux conditions qu'il lui plairait d'exposer à chacun.
Le Maréchal crut devoir d'abord s'adresser à moi. Il m'envoyaM. Naudet, son premier aide de camp, porteur d'une lettre qu'on va lire , et dans laquelle on remarquera que le maréchal n'admettait aucun débat sur le système politique qui devait être suivi* II regardait cela comEne suffisamment entendu, — L'^aide de camp avait ordre de repartir le jour même; je le chargeai de ma réponse.
Lettre dm Maréchal ^ Paris, le 5 octabre 1832.
« Monsieur, le Roî a jugé à propos de me nommer Président du Conseil des Ministres^ ef , en même temps Sa \fajesté m^a chargé de fui présenter la composition nouvelle du Ministère; aussitôt ma pensée s'est portée sur vous , me rappelant quH y a peu vous aviez consenti à en faire partie. ITairieurs j'ai eu la conviction qu'il serait agréable au Roî que dans cette circonstance votre nom fût mis sous ses yeux; mais avant de donner suite à ce désir, dont T accomplissement associerait nos travaux pour les intérêts du pays, il m'a paru indispensable que nous nous con*
i8S2. SEPTEMBRE ET 0€TOERE^ A I^AFFIGNY. Ui
eertaMions rar la compontion à souineittre à Sa^Majeséé; J'aèdonc Fhoiuieiir de vous inviter à vous rendre inimédiate»ent à Pantsei à me répondre.
9 II vous paraîtra sans doute inuHk que je m*explk}ue' ici sut le système poUêique qui devra être suivi par le nouveau Ministère^ «BF il n^est pas k supposer que je puisse en avoir d^^autre qœ cebri auquel j'* M concouru jusqu*à présent, qui a été consacré par la sutjoril^ des Chambres, et que votre beau talent a contribué' à soutenir et à défendre.
n Je saîisis avec empressemenè cette occasion , etc. n^ Mgné : Maréchaf, duc de DALMimK. »
Voîcî ma réponse :
u Raffîgny en Mortrau, ce 7 octobre 1832L ik Monsieur U Alarécbal,
» Je vois avec plaisir que le Roi a reconnu la nécessité do noiA^ mer un Président du Conseil, et qu'il vous a chargé de.la.compor« sltion de e& Cansetl; c'est consacrer une forme que toutes Les epiniosis avaient goûtée : c'est préparer Les voms à T unité de vues et d'actîoa da la part des hommes qui seront appelés k faire parlia. de la nouvelle admiaistration.
» Je conçois, monsieur le JVIaréchal, tout ce quune grande iUuSf-^ tration comme la vôtre, tout ce qu'une gloire acquise par tant de nobles travaux, doivent répandre de lustre sur eette administration ; et je me ferais honneur d'y entrer si ma poûtioa politique n'avais pas été aussi t0t4rmenide par toutes lfls.comibinaifiOii& qu'oa a fait tourner autour de moi depuia q4ieh|ue tfimps.
n U est ioutUa que je revkaaf» suc les essais tentés du 20^ an 26 }ttin dernier. Le Roi alors n-' était pas déeicLèsur la Présidence du Conseil; vous^-mêmey résisUes^ moasÎMir le UarédML Le général Sébastiani aurait voulu introduire deux ministres (Uplui-^UMu de Rigny , Louis et Barthe n'étaient pas de cet avis. Nous ne nous étions ni vus ni. entendus,, vous et moi. J'avais conseillé la. Uv4c immédiate de l'état de siège avant l'arrêt de cassation : ou a. trouvé Tavis bon, et on ne Ta pas suivi; on n'était d'accord sur rien.. J*ai quitté Saint-CIoud et Paris pour cevenin bien vite icL
n Au commencement du mois dernier, frappé des raisons allé* guées dans l'intérêt du Trône, pour ret^orcer le ministère (c'est l'expression dimt le ministère lui-même se servait en s'exagérait,